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Taï-chi-chuan ou qi-gong : puis-je l’inscrire ?

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Entre art martial ou art énergétique chinois, peu importe ce que vous choisirez. Les deux permettent une détente musculaire, plus de tonus et moins de tensions nerveuses.

Quelles promesses ?

Prendre conscience de l’unité de son corps par les mouvements et les postures permet d’acquérir une détente musculaire et articulaire, soit plus de tonus contrôlé et moins de tensions nerveuses. Souplesse et équilibre s’affinent par les déplacements, les appuis, les jeux de répartition du poids (tenir sur un pied, pivoter, etc.). Le développement psychomoteur est important : ces pratiques aident à débloquer des parties du corps qui ne bougent jamais, à y retrouver des sensations, à se redresser. C’est d’autant plus bénéfique pour des jeunes qui possèdent une mauvaise conscience de leur corps. Ils peuvent intégrer ici des bases élémentaires comme lever les bras, bouger le bassin et les lombaires. Imaginer un mouvement que l’on n’arrive pas à exécuter aide également à l’assouplissement. Ces disciplines procurent confiance en soi, calme et concentration.

Le taï-chi-chuan ? Art naturel et doux

Le taï-chi-chuan est un art martial chinois basé sur la pratique de mouvements lents et doux. La palette des enchaînements proposés est souvent très riche. Il utilise la respiration naturelle, la relaxation, et parfois la méditation en mouvement. Il peut se pratiquer à deux, notamment dans sa version tuishou, sorte de combat dans l’espace sous forme de jeux d’opposition entre deux partenaires. Le yi-chuan fait partie de la même famille. On se focalise plutôt sur un mouvement à travers quatre types d’entraînement : s’allonger, se tenir debout, s’asseoir, se déplacer.

Le qi-gong ? Pour se relâcher

Le qi-gong est un art énergétique chinois. Il consiste à faire circuler les énergies dans le corps pour lever les tensions, par la réalisation de mouvements lents et souples qui associent concentration et respiration. Les gammes d’exercices sont en général plus simples que dans le taï-chi-chuan. Souvent, l’accent est plus fortement mis sur la respiration, les émotions, le bien-être et la relaxation par le souffle. Le qi-gong classique se pratique seul, mais, si possible, dans l’énergie d’un groupe. Ces disciplines aident à diminuer les tensions physiques et morales. Elles visent à retrouver une harmonie, une conscience et une unité du corps (notamment par le travail des postures et des mouvements). Les enseignements sont extrêmement divers, et la personnalité du professeur influe énormément sur la pratique.

Des enchaînements simplifiés

Dans le taï-chi-chuan, l’enchaînement des mouvements peut être fortement simplifié. De même que pour le qi-gong, travailler des postures d’animaux fonctionne souvent bien avec les enfants. Dans un premier temps, il est beaucoup plus facile pour eux de se relâcher dans des postures allongées, plutôt que debout. Les professeurs peuvent aussi leur proposer des exercices de visualisation comme support de concentration : imaginer une boule d’énergie qui monte le long de la colonne vertébrale, par exemple.

Où pratiquer ?

Certains IME et hôpitaux de jour, des ESAT, des psychomotriciens et des infirmiers psychiatriques utilisent ces pratiques. Sinon, de nombreux clubs ou associations de quartier proposent aujourd’hui ces disciplines aux enfants et adolescents, partout en France.

À partir de quel âge ?

Lorsque la pratique proposée n’est pas adaptée ni simplifiée, il est difficile pour un adolescent de moins de 15 ans d’adhérer à ces techniques. Des séances adaptées peuvent en revanche être accessibles aux enfants dès l’âge de 7 ans, selon le degré de maturité. Pour certains, il sera préférable d’attendre quelques années. Les disciplines chinoises ont une image de gravité et de sérieux, mais les entraînements peuvent être très ludiques. C’est notamment le cas dans la pratique du tuishou. On apprend à réaliser des poussées correctes, à en absorber sans être déséquilibré, à dévier la force, à faire pivoter son poids…

Pour quels handicaps ?

Tout est surtout question d’adaptation des pratiques par le professeur. Globalement, toutes les personnes qui ont du mal à prendre conscience de leur corps peuvent être aidées par ces disciplines. Les exercices de coordination sous forme de jeu peuvent être tout à fait bénéfiques : taper dans ses mains de plus en plus rapidement, dissocier les mouvements des bras et des jambes…
Pour les jeunes qui souffrent de troubles du comportement, il est intéressant de transformer la colère ou la peur en une autre énergie, par le mouvement. Ces disciplines peuvent tout à fait être pratiquées par des jeunes qui souffrent de graves troubles moteurs (myopathes, IMC, etc.), de la coordination ou de l’équilibre (non-voyants), et leur sont même souvent recommandées.

Quelles contre-indications ?

Le taï-chi-chuan se pratique généralement debout et ne sera pas toujours adapté aux personnes en fauteuil. De même que le qi-gong, il peut parfois être déconseillé en cas de prothèse de hanche, de genou, ou de lourds problèmes cardiaques. Dans le cas de troubles psychiques importants, ces disciplines ne seront pas forcément bénéfiques, car elles risquent d’éloigner les jeunes de la réalité. Le travail des postures peut en effet les enfermer tout autant que les libérer.

Quel budget ?

La plupart du temps, aucune tenue spéciale ne vous sera demandée, mais il est impératif d’éviter les vêtements serrés. Les cours pour enfants et adolescents sont souvent moins chers que ceux destinés aux adultes. Comptez environ 100 € à 350 € l’année pour les cours ainsi que le coût pour la licence annuelle, obligatoire, 28 €, et l’adhésion à l’association choisie (15 € par an en moyenne).