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MDPH : la parole à la défense Version imprimable Suggérer par mail
02-06-2009
MDPHPendant un an, la rédaction du magazine Déclic a sillonné la France pour entendre vos difficultés avec les MDPH. Accueil en panne, traitement des dossiers à la traîne, manque d’écoute… La charge est lourde, mais sincère. Nombre de MDPH tentent pourtant d’améliorer la situation. Avant de clore l’enquête, Déclic leur donne la parole.

 

 

Des faiblesses épinglées

L’accueil réservé aux usagers des MDPH fait partie des premiers reproches des familles croisées au gré de notre enquête. « On est reçu devant un guichet dans le hall ou le couloir, jamais dans un bureau », nous disait Sonia en Alsace. Numéro deux sur le podium des doléances, le traitement des dossiers. « Une fois le dossier envoyé, je ne sais jamais s’il est bien arrivé. J’attends parfois le retour pendant plus d’un an, racontait Ouahida, rencontrée en Lorraine. Quand il s’agit d’un vélo adapté, la réponse arrive si tard qu’il ne convient plus : mon fils a grandi et il faut demander un nouveau devis. » Dénoncée aussi, la difficulté à trouver la bonne information. Pour Sandrine, en Rhône-Alpes, « on a même l’impression que c’est nous qui leur donnons les éléments nécessaires, qui leur apprenons leur travail… » Dernière faiblesse pointée du doigt : le « manque d’humanité ». En Aquitaine, Juliette confiait avoir essuyé « des réflexions désobligeantes » à plusieurs reprises. Quant à Marie-Laurence, elle évoquait son impression d’être… au tribunal.

Les remèdes

Alors, que faire ? Se remettre en question, supprimer des strates de décision inutiles, rationaliser l’organisation. Ce à quoi s’emploient aujourd’hui un certain nombre de MDPH conscientes des problèmes. En témoignent les expérimentations répertoriées par la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA), qui est chargée d’évaluer le fonctionnement de ces maisons et de faire connaître leurs bonnes pratiques (lire « Mémo »).

Par exemple, afin d’améliorer la qualité de son accueil, la MDPH des Alpes-Maritimes a mis en place une plateforme téléphonique : un téléopérateur décroche dans la minute, écoute et oriente l’usager. Un système de fiche-navette envoie ensuite les demandes vers la MDPH, qui s’engage à rappeler dans les deux ou trois jours. Autre initiative intéressante en Saône-et-Loire avec la conception, l’édition et la mise en ligne, sur le site du conseil général, d’un guide du handicap, sorte de mode d’emploi qui recense toutes les structures compétentes.

Ou encore, dans le Bas-Rhin, le recrutement d’une personne handicapée dont la mission est de sensibiliser les agents, de les conseiller sur la formulation des courriers, mais qui remplit aussi un rôle de médiation avec les usagers. Une somme d’initiatives dont chacune détient sans doute une part de la solution !

Émilie Gilmer

Mémo

Pour obtenir plus d’infos sur les initiatives locales : www.cnsa.fr (rubrique « Les publications », « D’un département à l’autre, les MDPH »).

Retrouvez la version longue de notre article dans le n°129 du magazine Déclic (mai-juin 2009) / rubrique Les rendez-vous de Déclic
Vous y découvrirez un focus sur le formulaire unique, qui remplace depuis début janvier les huit documents précédemment utilisés et inclut le projet de vie.
Retrouvez également l’interview d’Isabelle Platon, directrice de la MDPH du Cher qui a pris le problème à bras-le-corps afin de rendre le meilleur service possible aux parents et de donner du sens à la notion de guichet unique.
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lasne evelyne - MDPH pas mieux que la COTOREP   | 83.203.16.39 | 31-01-2010 17:24:12
Quand en 2009 je suis passée devant le médecin de la MDPH qui,étant en retard, n'a surtout regardé les documents qui pour certains dataient de plus de trois ans, mais ne m'a ni auscultée ni écoutée, elle m'a fait entrer dans le cabinet à midi moins le quart et à midi pile j'étais dehors avec la réflexion ce n'est pas nécessaire d'aller plus loin. Depuis 1997 le taux de handicap que l'on m'avait attribué était 76% et suite au changement malgré un état de santé dégradé il est devenu de 50 à 79% mais on m'a attribué l'AAH que je ne peux percevoir car je perçois une pension d'in validité de la MSA mais pas la carte d'invalide! j'ai demandé à voir le médiateur mais malheureusement ce jour-là j'étais incapable de me déplacer pour raison de santé; réponse quand je préviens j'ai été très mal reçu ,j'aurais dû prévenir plus tôt comme si je programmais mes douleurs! et évidemment le délai de recours était dépassé. Donc tout est à recommencer avec tous les aléas que cela implique même être déclar...
Rédaction de Déclic - En réponse à Bricaud Laurence   | 86.193.130.220 | 26-10-2009 14:22:51
Il existe des aides exceptionnelles délivrées par les communes et les départements en cas de besoin (et notamment en attendant le versemment d'une allocation comme l'AEEH ou la PCH).
Pour en savoir plus,lisez l'article du dernier numéro du magazine Déclic (novembre 2009) : "Coup de pouce, les communes et départements à la rescousse").
Si vous n'êtes pas abonnée, vous pouvez le commander au numéro: La librairie,rubriques "Découvrez notre magazine", puis "commander un numéro".
bricaud laurence - problèmes pour toucher aeeh +   | 90.12.198.73 | 20-10-2009 17:57:34
Il y a encore de gros problèmes avec la MDPH 44. Nous avons monté un dossier afin de pouvoir prétendre à la PCH en décembre , on a recu une personne en avril afin d'évaluer nos droits à la pch en aout on nous a fait une proposition qui est passé en commision mi septembre. Lorsque j'ai appelé la MDPH fin septembre pour avoir des nouvelles ils m'ont répondu que mon dossier était passé mais que l'on ne pouvait pas me verser l'alocation pour le moment car il y avait un problème de présentation de document avec la DGAS car il n'avait pas le logiciel adapté pour gérer la PCH. Depuis février nous ne touchons plus rien, alors meme si on nous dit qu'il y aura un effet retroactif, en attendant il faut qu'on se débrouille.
laurence - mdph : retards dans les décisi   | 212.157.112.26 | 19-06-2009 08:26:58
renouvellement d'avs demandé en mars... passage en commission en juillet...
sachant que c'est à ce moment là que l'académie gère les affectations de ses avs, tout porte à penser que la rentrée risque être incertaine pour l'élève, des vacances qui ne s'annoncent donc pas sereines, comme d'habitude, on nous avait promis de la clarté, de l'écoute, une gestion plus rapide, or il n'en est rien, les mpdh manquent de moyen, prennent du retard... et c'est toujours les enfants qui en subissent les conséquences.
HAN78 - Beaucoup de choses à améliorer   | 88.178.251.16 | 03-06-2009 10:49:54
En ce qui nous concerne, nous trouvons l'accueil des handicapés en général en France catastrophique non seulement au niveau des administrations mais également dans la vie de tous les jours (scolarisation inexistante par exemple).

Il y a trop de paperasse qui plus est est compliquée à remplir (trop d'aides différentes, trop de termes non expliqués etc.), les assistances sociales ne sont pas au courant de tout et ne sont souvent pas d'une grande aide. Ensuite, les délais sont trop longs parfois sans être même sûr d'avoir une place ensuite.
Concernant la MDPH, les délais sont longs alors qu'ils devraient être quasi inexistants pour les handicaps lourds prouvés par des analyses génétiques par exemple.
Il faut réduire les délais, simplifier les aides en ne faisant qu'une seule aide, pouvoir dire aux parents ce qu'ils auront, ou sera leur enfant car actuellement on ne sait rien, il est impossible de faire un projet de vie.
Il faut aussi un soutien social ou moral car il n'y a rien. On vous...
laurence   | 82.224.113.60 | 02-06-2009 21:28:51
les familles ont besoin de soutien, de conseils car c'est toujours un parcours du combattant pour obtenir ce qui est souvent une évidence. Si on peut comprendre les motivations à apporter, je trouve lassant de devoir renouveler à quelques mois d'intervalle des demandes et se bagarrer entre les divers papiers, certificats et attendre la réponse de la commission, pour parfois devoir repartir et remplir à nouveau des imprimés. L'accueil est primordial dans ces cas là, et effectivement parfois il laisse à désirer, de même l'information ne passe pas, des heures d'attente au téléphone, ou au guichet font partie du lot habituel, les mdph ne remplissent pas encore leur mission, par manque de personnel, et de financement... comme d'habitude concernant l'handicap et c'est bien dommage d'avoir laissé croire aux familles et personnes handicapées que tout serait beaucoup mieux avec les mpdh, c'est "pire" qu'avant parfois.
laurence   | 82.224.113.60 | 02-06-2009 21:22:26
effectivement beaucoup à dire et écrire sur le fonctionnement des mdph, on a beau nous dire que le personnel n'est pas formé, force est de constater que les familles sont toujours dans la galère de la paperasserie administrative !
un petit exemple, pour renouveler le prêt de l'ordinateur, qui est "obsolète", il faut remplir un dossier avec plusieurs intervenants qui doivent motiver le pourquoi du besoin d'un tel outil, or vu l'handicap forcément que cet outil est indispensable, et au vu de l'appareil qui a presque 10 ans d'âge, forcément qu'un renouvellement, un changement est nécessaire... ce dossier va donc passer en commission et peut être, je dis bien peut être que cet élève aura un nouvel ordi en bon état de marche dès la prochaine rentrée.. hum !

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Chroniqueur au magazine Déclic, Thierry Decloitre, est l’auteur de L’éternelle spectatrice, aux éditions Desclée de Brouwer.
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