Une sélection de livres généraux sur le handicap et l’enfant.
Le handicap expliqué aux enfants
N°140 – Mars Avril 2011 Comment devient-on handicapé ? Est-ce que ça fait mal d’être handicapé ? Pourquoi certains bavent-ils ? Si on se moque des personnes handicapées, est-ce qu’on est raciste ? Avec la complicité d’élèves de CE2, CM1 et CM2, les auteurs ont répondu à toutes les questions que se posent les enfants sur leur petit frère trisomique, leur cousine aveugle ou leur copain autiste. À partir de 7 ans.
Comment on fait quand on est handicapé ?, Hélène De Leersnyder, Sophie Bordet et Élisa Laget, éd. Bayard Jeunesse, 9,90 €
Habiter autrement
N°135 – Mai Juin 2010 Ce bel ouvrage sur l’habitat met en lumière la problématique du logement adapté. Signe que malgré les réticences, la question du handicap fait son chemin dans l’esprit des architectes et des ubranistes. Le texte est beau et bien illustré. On y croise Fatima et son mari Zacharie, contraints de dormir dans leur véhicule parce que l’ascenseur de leur immeuble est tombé en panne. On y (re)trouve l’histoire de Marcel Nuss, atteint d’amyotrophie spinale, qui a dû faire preuve de patience et d’obstination pour rendre son logement vivable. A découvrir et à offrir. Habiter autrement, Le Mook, éd. Autrement (en collaboration avec Leroy Merlin), 20 €
Ecris-moi la fragilitéN°133 – Janvier Février 2010 « Une liberté qui nous ravage et nous étonne, une innocence éparse dans une société qui ment… » Ces mots sont ceux de Tahar Ben Jelloun, écrivain qui trace la portrait de son fils Amine, 18 ans, porteur de trisomie 21. Comme lui, vingt-huit auteurs ont été séduits par l’idée de consacrer un texte à la fragilité. L’ouvrage est réussi, humaniste et poétique. Ecris-moi la fragilité, Charles Gardou, Au nom de la fragilité, éd. Erès, 2009, 20 €
L’annonce du handicap à l’adolescenceN°128 – Mars Avril 2009
L’annonce du handicap à l’adolescence, Sophie Baubelet, Éd. Vuilbert, 2005, 14,50 €
Mon premier animal de compagnie,N°128 – Mars Avril 2009 Mon premier animal de compagnie, Dominique Kieselbach, Éd. Artémis, 7,50 €
L’enfant et la médiation animaleN°128 – Mars Avril 2009
L’enfant et la médiation animal, François Beiger (directeur général de l’IFZ, www.institutfrançaisdezootherapie.com ), Éd. Dunod, 22 €
L’enfant et l’animal – Les émotions qui libèrent l’intelligenceN°128 – Mars Avril 2009 L’enfant et l’animal – Les émotions qui libèrent l’intelligence, Hubert Montagner, éd. Odile Jacob, 23 €
L’évaluation psychologique des très jeunes enfants au développement normal et atypique (0-6 ans)Guide Mon enfant est IMC Ce livre fait le point sur l’ensemble des test (développement, intelligence, personnalité) spécifiques aux bébés et à l’enfant d’âge pré-scolaire (0-6 ans). Les deux auteurs livrent les descriptifs des épreuves et des applications et s’intéressent, entre autres, à l’évaluation des enfants handicapés. L’évaluation psychologique des très jeunes enfants au développement normal et atypique, Catherine Tourette et Alain Lieury, éd. Dunod, 2001, 9,40 €
Vivre avec un enfant différentN°120 - Novembre Décembre 2007
Guide
pratique agrémenté de témoignages, Vivre avec un enfant différent (éd.
Marabout, 5,90 €) a été conçu par Pauline Restoux, directrice de la
rédaction de Déclic. Pourquoi s’adresser aux proches des parents ? « En
dix années aux côtés de Déclic, j’ai constaté qu’après l’annonce du
handicap, les relations familiales et amicales ont tendance à se
déliter. Les parents s’isolent, faute d’être compris et puis
correctement soutenus. Ce livre se pose en intermédiaire pour raconter
leur quotidien. » Le meilleur conseil à donner à leur entourage ? « Ne
privez plus ces hommes et femmes du bonheur d’être parents sous
prétexte d’une parentalité douloureuse. Ils sont comme les autres :
libres et aimants… »
Pauline Restoux, éd.
Marabout, 5,90 €
Accompagner son enfant prématuréN°119 - Septembre Octobre 2007
Un
bébé prématuré peut être un événement difficile à vivre pour les
parents, s’il a des séquelles. Comment l’aider dans son développement ?
Le guide Accompagner son enfant prématuré, de la naissance à 5 ans
répond efficacement aux questions des parents. Sylvie Louis, éd. du CHU Sainte-Justine (Québec), www.prematurite.com
Je vais à l’hôpitalN°116 - Mars Avril 2007 Sous la
forme d’une petite BD colorée, le guide Je vais à l’hôpital, réalisé
par l’association Sparadrap, est un outil bien utile. Liste des objets
à mettre dans la valise au moment du départ, description de la chambre,
indications sur la composition de l’équipe médicale… Les aspects qui
peuvent paraître terrifiants aux yeux d’un petit (et parfois même d’un
grand) sont décrits avec intelligence et simplicité. Association Sparadrap, 3 € l’unité, commande par courrier (48 rue de la Plaine, 75020 Paris) ou sur www.sparadrap.org
Éducation et handicap
N°104 - Mars Avril 2005 Regards
croisés de spécialistes internationaux sur la question de l’inclusion
scolaire, cet ouvrage relate les pratiques en cours hors de l’Hexagone
: l’exemple d’une école en Angleterre, l’intégration près d’Alger,
l’éducation spécialisée en Martinique, ainsi que les réseaux d’aide en
France. Les auteurs conduisent leur réflexion autour de quatre
angles : la socio-anthropologie (comment l’élève en situation de
handicap est-il désigné, quelles sont les différentes formes prises par
l’inclusion au sein de l’école ?) ; l’éthique, le droit et la politique
(comment le droit national et international, mais aussi l’éthique
enseignante contribuent-ils à structurer le domaine ?) ; les systèmes
d’information (comment les États utilisent-ils l’information relative à
la scolarisation des enfants et adolescents en situation de handicap ?)
; la pédagogie (quelles sont les perspectives d’amélioration des
systèmes les plus fécondes ?). Sous la direction de Denis Poizat, éd. Érès, 22 €
Les médicaments dans la vie de l’enfantN°104 - Mars Avril 2005 Ce
dossier comporte deux articles qui intéresseront particulièrement les
professionnels et les parents. Le premier, réalisé par Patrick Alvin,
pédiatre et chef du service de médecine pour adolescents du CHU de
Bicêtre, se préoccupe de l’observance des traitements par les
adolescents (« L’adolescent et sa compliance au traitement »). Un
tableau liste douze recommandations à l’intention des médecins (que les
parents peuvent lire utilement pour nouer le dialogue). Éviter de
surestimer l’attitude de l’ado qui semble “intelligent” et de
sous-estimer celle de celui qui paraît “à problèmes” ou “différent” ;
ne pas penser qu’une bonne connaissance de la maladie assure une bonne
observance des traitements ; être sûr que le temps passé, la qualité du
suivi et de l’attention portée à l’adolescent sont de puissants
facteurs d’observance ; retenir qu’un ado peut prendre tel médicament
correctement et oublier systématiquement tel autre... Patrick Alvin
conseille enfin d’adopter une attitude directe pour savoir si
l’adolescent a respecté ou non les recommandations. Afin d’obtenir une
réponse fiable, mieux vaut remiser les phrases moralisatrices ou le «
As-tu bien suivi ton traitement ? », et préférer « Je connais pas mal
d’adolescents qui ont du mal à se plier à ces contraintes ; la dernière
fois que tu as oublié de prendre ton comprimé, c’était quand ? ». Reste
ensuite au médecin à adapter le traitement et la posologie. L’autre
article qui retiendra l’attention concerne l’usage de la morphine pour
lutter contre la douleur des enfants (« Du bon usage de la morphine »,
de Daniel Annequin, responsable de l’unité Douleur à l’hôpital
d’enfants Armand-Trousseau, à Paris). L’auteur dément, au regard de sa
longue pratique, deux idées préconçues : la morphine rend toxicomane et
tue. Il craint d’ailleurs bien plus de sous-doser que de surdoser les
traitements. Il explique aussi que la morphine ne présente pas de
contre-indications liées à l’âge ; il arrive qu’on l’administre à des
bébés. Elle peut et doit être utilisée en de nombreuses circonstances :
chirurgie osseuse, cardiaque, thoracique, maxillofaciale, urologique,
digestive... Elle est également recommandée, en petites quantités, aux
enfants porteurs de mucoviscidose, en période asphyxique terminale (en
plus du confort, la perfusion améliore leur performance respiratoire). Indépendamment
de ces deux articles très spécialisés, le lecteur s’amusera de voir le
décryptage de ses propres comportements face aux médicaments. Patrick
Haimovici, médecin généraliste parisien, raconte que les parents sont
toujours soucieux de lire les notices des traitements prescrits par le
médecin... mais qu’ils les négligent dans le cadre de l’automédication.
« Ainsi, le sirop, parce qu’il est un sirop, sera administré contre la
toux, même s’il s’agit d’un laxatif. » Marie Le Fourn, psychologue
clinicienne, analyse les représentations des ados et les discours
marketing qui en découlent. « Boire un lait-fraise ne fait ni rêver ni
fantasmer, alors qu’en buvant une canette de Ice Plosion, un dark dog,
ou une “ADN”... » Plus alarmant, le texte intitulé « Ne bourrez pas les
enfants de psychotropes ! », où l’on apprend que 12 % des enfants de 6
ans ont déjà reçu un traitement de ce type. Enfances & Psy, n° 25, éd. Érès, 15 €
Santé mentale du jeune enfantN°102 - Novembre Décembre 2004 Les meilleurs experts français et étrangers de la pédopsychiatrie ont participé à cet ouvrage. Objectifs : dépistage précoce, évaluation des actions de prévention et des contextes à risque. Ouvrage collectif, éd. Érès, 20 €
L’enfant différentN°100 - Juillet Août 2004 Ce livre est
dédié « à tous les enfants prisonniers de nos peurs et de nos
égarements qui ne demandent qu’à vivre normalement ». Il montre combien
le retentissement affectif du handicap est aussi invalidant que sa
réalité matérielle. En replaçant l’enfant différent dans un contexte
historique, puis familial, en donnant la parole aux parents, Maurice
Ringler réussit un tour de force. Rendre à l’enfant différent sa propre
vie, ses droits à l’amour, à la beauté et à l’égalité. « L’enfant
handicapé se croit la plupart du temps responsable de sa surdité, de
ses difficultés motrices ou de sa maladie. C’est lui qui s’est abîmé,
pour ainsi dire. N’en a-t-il pas, du reste, la preuve indirecte dans le
désarroi de ses parents et dans la tension qu’engendre sa déficience au
sein de sa famille ? » Maurice Ringler, éd. Dunod
|