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Où on va papa ?, l’écriture et l’humour pour surmonter le handicap Version imprimable Suggérer par mail
21-10-2008
Jean-louiq FournierDans le prochain numéro de Déclic (novembre/décembre), la rédaction s’est interrogée sur la façon dont les familles concernées par le handicap d’un enfant font face aux difficultés. Travail, vie de couple, amis, fratrie… Loin des clichés, les témoignages recueillis démontrent la force et la créativité des parents pour préserver l’équilibre de leur famille. Parmi eux, nous avons recueilli le témoignage de l’écrivain et réalisateur de télévision Jean-Louis Fournier. Lui a choisi l’humour pour affronter les obstacles, comme en atteste son dernier ouvrage Où on va papa ? (éd. Stock, 15 €), un récit bouleversant sur le handicap de ses deux fils, Mathieu, aujourd’hui décédé, et Thomas. Voici ce qu’il a confié à Déclic.

Déclic : Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ce livre sur vos deux fils ?
Jean-Louis Fournier : Depuis une quinzaine d’années, j’écris un livre par an, mais je tenais jusqu’ici le sujet de mes enfants un peu à distance. Je ne voulais pas faire de la presse à sensation et exhiber le handicap de mes garçons comme un mendiant agite ses moignons. J’avais déjà écrit un livre sur mon père [Il a jamais tué personne, mon papa, éd. Stock, 1999], qui était médecin et alcoolique et qui est mort à 45 ans. La littérature m’avait permis à cette occasion de montrer combien c’était un type formidable. Avec ce nouveau livre Où on va papa ?, j’ai voulu également dire que la vie de mes deux fils ne se résumait pas seulement à une photo sur une carte d’invalidité.

Vous ne dites jamais précisément ni l’âge ni le handicap de vos garçons. Pourquoi ?
On a vu des quantités de médecins, mais la maladie est restée un peu mystérieuse. C’est un genre d’arthrogrypose associée à une déficience mentale. Le corps de Mathieu s’est recroquevillé petit à petit, et c’est à la suite d’une opération pour le redresser qu’il est décédé. Au moins, il est mort droit. Thomas se courbe à son tour. Je ne sais même pas exactement son âge : il a 30 ans passés, mais c’est comme s’il avait toujours 7 ans – il joue aux cubes et aux petites voitures –, mais aussi comme s’il avait 100 ans, tellement il est voûté.

Est-ce que l’humour est pour vous une façon de surmonter le handicap ?
Certainement. Rire et plaisanter m’ont beaucoup aidé. Je m’imagine à la place d’un gosse handicapé dans son berceau, qui a constamment au-dessus de lui le visage de ses parents effondrés ; c’est tragique. On rit facilement des bêtises d’un petit enfant « normal », on n’ose pas le faire d’un enfant handicapé qui mange ou s’habille avec maladresse. Mes garçons étaient pourtant très contents de nous faire rire. Pierre Desproges, dont j’ai été très proche, passait souvent pour quelqu’un d’insensible, mais ses plaisanteries sur son père malade du cancer n’étaient pas méchantes. Au contraire, elles témoignaient d’une forme de tendresse. De la même façon, j’essaie de parler de ce qui m’est arrivé en le détournant pour ne pas être grave.

Vous finissez pourtant Où on va papa ? sur une note très pessimiste, en écrivant : « Ma vie se termine en impasse. »
C’est vrai, j’ai beau connaître des succès professionnels, avoir une vie amoureuse…, il me semble que mon horizon est bouché. Les enfants de mes amis ont fêté leurs 20 ans, ont fait des stages, débuté dans la vie professionnelle. Moi, je suis largué dans tout ça. Dans mon livre, je m’amuse à inventer que Thomas est au Massachusetts Institute of Technology et que Mathieu travaille dans une agence d’architecture en Australie. J’aurais tellement aimé emmener mes garçons au théâtre, au musée, les éveiller au monde artistique. Je regrette qu’ils soient passés à côté de tout ça, mais en même temps ce livre m’a permis pour la première fois d’établir un dialogue avec eux. »

Propos recueillis par Laurence Merland

Où on va papa ? a été couronné par le prix Femina à l'automne 2008.

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chloémama   | 188.60.157.127 | 03-02-2010 13:31:15
j'ai bien aimé ce livre...je me suis reconnue dans cet humour, pas noir du tout, qui m'aide à tenir le coup avec ma fille handicapée.
j'ai beaucoup rit...et j'aurais pu écrire certains passages moi même.
L'autodérision est une vraie bénédiction dans bien des situations...c'est aussi pour dire que malgré le drame et la douleur la vie reprend le dessus ...

alors merci d'avoir écris ce livre aussi fort et tragique dans le fond que tendre et léger dans la forme...
Maryse - Dommage   | 62.147.27.119 | 01-10-2009 09:06:04
Je n'ai pas encore lu ce livre mais j'espère le faire très prochainement. Je regrette de ne lire ici que des commentaires de parents concernés pas le handicap.Est-ce que les personnes non concernées auraient l'idée de le lire ? J'en doute.Pourtant c'est en faisant cette démarche que les gens pourraient nous comprendre, comprendre nos enfants et accepter la différence.
Anne-Lyse - Regard   | 85.5.107.239 | 30-01-2009 15:25:44
Merci pour ce livre . Je suis maman de quatre enfants ,le deuxième est atteint de trisomie 21. J' ai lu votre livre et ce qui m'a surpris c' est cette souffrance dû au regard des gens .J'ai beaucoup souffert de la venue de cet enfant différent.Je l' ai accueilli avec amour mais mon entourage certains (amis) parents l' ont regardé d'une manière j' avais l' impression de vivre dans un autre monde.Dur dur même avec les années d' accepter .On fait chacun son chemin avec nos enfants Handicapés. On ne peut pas juger .Je ne regrette pas .
Annick - suite de croire en son enfant   | 90.50.41.9 | 20-01-2009 16:38:48
et en croyant en elle, nous l'avons beaucoup aidée à croire elle aussi en elle, et petit à petit les stigmates de sa trisomie ont été moins visibles sur son visage (photos à l'appui).

Si les parents d'enfant "ordinaire" n'avaient aucun espoir pour lui, quel serait son devenir ?

A l'époque de la naissance des garçons de Jean-Louis Fournier, et même encore très récemment, la médecine (la plupart du temps) n'espérait qu'une chose : la mort pour ces êtres sans avenir, souvent l'abandon était préconisé. Nous l'avons vécu.

Je suis quelqu'un d'optimiste, même après le coup dur reçu à la naissance de notre fille. Et puis je crois à la force de l
Annick - Croire en son enfant   | 90.50.41.9 | 20-01-2009 16:35:38
Je suis maman d'une jeune femme handicapée mentale (trisomie 21) de 30 ans.
Ce livre m'a laissé un sentiment très partagé, surtout du fait qu'il ait reçu le Prix Femina et surtout en constatant l'enthousiasme qu'il suscite. Quand je lis que certains rient aux larmes à sa lecture ! D'autres pensent qu'il va faire avancer le regard que l'on porte sur les personnes handicapées mentales !
Moi j'ai ressenti une profonde émotion devant la douleur de ce papa, de cette famille, de ces enfants. Quel désespoir derrière ces mots !
Ces enfants à qui personne n'a laissé un espoir, ces enfants dont la seule intelligence est leur sensibilité, qui réagissent aux émotions, à l'amour de leurs proches, quel peut être leur avenir lorsque leurs proches sont aussi désespérés ?

Le jour où une éducatrice nous a dit "je vois en votre fille de grandes possibilités, je suis certaine qu'elle peut apprendre à lire" (elle avait 4 ans), nous avons commencé à la voir différemment et en croyant en elle,...
Jenny - à ne pas mettre entre toutes l   | 86.67.85.46 | 16-01-2009 11:35:15
Ce n'est pas un livre à conseiller aux parents qui viennent de découvrir le handicap de leur enfant. Il y a un certain cynisme qui, même s'il cache un grand amour, est difficile à admettre lorsque débute ce long parcourt. J'ai malheureusement perdu mon fils il y a peu et il était un véritable bonheur. Bien sûr tout est plus compliqué, non par son handicap mais par le dénie complet qu'en fait la société. Il savait rire, et combien son rire était communicatif, et ses yeux exprimaient tout ce qu'il ne pouvait dire. Il faut souhaiter que la société progresse encore afin que la vie avec ces enfants soit plus facile, que nous soyons moins à l'écart.
Merci tout de même pour ce livre, au moins il parle du polyhandicap et quelques passages m'ont fait sourire.
marie - pas encore lu     | 90.31.148.118 | 12-01-2009 23:13:58
mais une éduc de ma fille ,qui elle même a perdu sa fille poly me l'a conseillé car elle me connait et sais comment je suis avec Axelle .....Donc je vais le lire il m'attend mais je pense aimer d'après ce que j'ai entendu ,par contre dire qu'on ne souffre pas du handicap de ses enfts c'est faux !!! J'ai eu 4 enfts et j'ai toujours dit que je ne mettais pas au monde des enfts pour les voir souffir!!! je souffre,Axelle souffre pas des mêmes douleurs mais tout le monde souffre dans la famille
a plus trad quand j'aurai lu le live
bouvet elodie - le monde a l'envers   | 90.54.59.204 | 11-01-2009 11:22:31
Le cheval chante.
Le hibou miaule.
L'ane gazouille.
Le ruisseau hennit.
-C'est bien mon enfant:
Joue avec les mots.
le triangle est rond;
La neige es chaude.
Joel - Touchant   | 90.0.24.69 | 03-01-2009 11:39:58
J'ai acheté le livre de Jean Louis Fournier et je trouve qu'il a su trouver les mots, les vrais. Mon fils est paraphrène, il a maintenant 22 ans, sa mère continue de le considérer comme normal passant de facto devant la réalité de sa maladie et les bons moments qu'elle pourrait partager avec lui. Nous nous sommes séparés notamment à cause de son ignorance que je peux comprendre. Vivre avec un enfant qui passe du monde réel au monde virtuel qu'il s'est créé amène beaucoup de situation cocasses qui gomme un peu la réalité. l'humour cache pas la douleur mais sert de baume au coeur car cela permet de garder la tendresse que j'ai pour mon fils. C'est un homme bien, grand dans son corps petit dans sa tête, un concentré d'amour qui fait du bien.
merci à JL Fournier, meilleurs voeux à toutes et tous
léah - énorme!   | 86.200.93.169 | 06-12-2008 14:37:34
J'ai vu un matin, un reportage sur Jean-Louis Fournier qui parlait de son ouvrage. J'ai écouté avec attention, et j'ai compris qu'il fallait que je l'achète. Tout simplement magnifique. Un amour tellement fort et tellement dérisoir à la fois. L'humour cache la douleur, ou bien aide a surmonter celle-ci... Un livre lu en 2Heures à peine et désormais, mon entourage est à deux doigts de se l'acheter. Ouvrage magnifique a qui je conseillerai le monde entier.
Merci pour ces 2Heures intenses en émotions!!!!!
cathie - Pauvre Papa     | 86.210.70.130 | 29-11-2008 19:22:54
Comme beaucoup d'autres parents, je ne suis pas d'accord avec le livre. J'ai lu et relu mais rien, même pas un rire. Humour noir .......wouhaaaaaaaa, je dirais que Fournier ne conjuque pas le verbe aimer comme moi. C'est un livre d'une grande souffrance d'un papa envers ses deux brouillons; Terme pour d'écrire ses fils.
Je ne pense pas qu'avec cette ouvrage le regard des gens changera.....bien au contraire.
Je ne valide pas son bouquin en tant que parent.........je ne souffre pas du polyhandicap de ma fille de 22 ans. je vie avec elle une véritable histoire d'Amour.
Cathie, maman très fiere de sa Julie
Alain - Tu nous a ouvert les yeux   | 82.252.214.93 | 24-11-2008 15:47:02
Il y a un livre tout aussi formidable: Celui de Marie Vialard dont le titre est: "Tu nous a ouvert les yeux."

Je me souviens toujours d'un passage dans un livre d'Arnaud Desjardin ("En relisant les Evangiles").
C'est un prêtre qui s'occupe d'enfants "handicapés" et qui disait: "Aux yeux de Dieu, ce ne sont pas eux les plus handiapés".
laurence   | 212.157.112.24 | 24-11-2008 12:47:24
si chaque enfant est différent, chaque parent est différent, et chacun affronte l'handicap de son enfant différemment.
Certains trouvent ce livre formidable, d'autres pas du tout, certains se retrouvent dans ce livre, d'autres non, et alors, ce livre aura le mérite de faire parler du handicap auprès des gens qui ne sont pas concernés ; pour ceux qui connaissent Jean-Louis Fournier, sa façon de tourner en dérision la vie, se retrouve dans ses autres bouquins, et cela ne l'empêche pas d'aimer ses enfants, même différents.
En tout cas, ce livre ne laisse pas indifférent, et puis on ne peut pas plaire à tout le monde !
Merci à Déclic d'en avoir parler, et d'avoir recueilli les confidences de son auteur.
Nicole Fillon - Les enfants du placard   | 86.209.66.116 | 20-11-2008 14:30:40
J'ai été déçue que Déclic cautionne cet ouvrage. Avez-vous pensé à la réaction des parents qui, eux, luttent chaque jour pour le bien-être et l'intégration de leurs enfants? A ces parents merveilleux qui affrontent continuellement le regard d'une société qui n'accepte pas la différence? Ce livre est la négation du bien-fondé de leurs efforts et de ceux de leurs enfants. Peut-on vraiment appeler humour le fait de tourner en dérison le handicap?
jean-françois - où on va papa ?   | 83.153.78.167 | 19-11-2008 21:41:09
Mr FOURNIER j'ai acheté votre livre hier midi, hier soir à 21h30 , je me suis couché avec lui, pensant et espérant vite m'endormir.A 22h15 je fermais votre livre , dévoré!
Vous êtes : méprisable et Formidable !
odieux et Merveilleux !
Cynique et Fantastique !
Les sentiments que j'ai ressenti à la lecture de Votre parcours avec vos fils, se sont mélangés, opposés.j'ai adoré , redécouvrir cet humour que je n'avais pas retrouvé depuis votre pote DESPROGES. (je viens de découvrir votre association)
Vous êtes Mr FOURNIER pour moi un bel ENFOIRE !
Dommage que vous soyez une race en voie de disparition...
Merci !
ps : je vais vite chercher vos autres livres(mon coté maso, sado...)
amandine - un livre super   | 85.192.235.29 | 13-11-2008 19:09:54
je travaille dans un centre pour enfants et adultes polyhandicapés c'est au travail que j'ai entendu parler du livre je l'ai lu et franchement j'ai adoré.tous les jours je travaille avec ces jeunes polyhandicapés et je me demandais toujours comment était les rapports parents enfants, maintenant j'en ai un apercu et je comprend trés bien le fait d'avoir besoin de faire de l'humour dans certaines situttion!! je me suis vraiment régalé avec ce livre!je le recommande à beaucoup de monde autour de moi.bonne continuation.
Houdy   | 82.65.85.225 | 13-11-2008 14:34:05
Telle l'ombre qui disparaît face à la lumière.
Face à la souffrance, le doute ou la peur: L'AMOUR et sa joie qui l'accompagne
Sandra   | 83.114.122.228 | 11-11-2008 19:30:41
Je suis assez d'accord avec cette modération. Ce livre (très bien écrit) m'a complètement bouleversée et renversée. J'y ai senti une immense immense douleur, un cynisme de protection, et surtout ce regret de ne pas avoir pu être le père qu'il aurait aimé devenir. Au bout du compte, c'est ce vide qui persiste, ce sentiment obsédant de ne pas avoir pu donner tout l'amour qu'il avait en lui à travers les échanges intellectuels qu'il évoque.

Mon enfant a 19 mois, est non diagnostiqué, donc nous imaginons tout et n'importe quoi en permanence. C'est la première fois que je lisais une représentation du handicap mental et cela m'a fortement marquée.

Il faut tout de même resituer le contexte dans les années 1960-70: je ne sais pas comment la prise en charge existait avant les Camsp, mais j'ai l'impression qu'en 2008 les familles et enfants sont plus entourés par la société.

Sandra
Gulcan - UN GRAND MERCI A CE PERE COURA   | 85.170.80.100 | 09-11-2008 15:11:19
Merci à Mr. Fournier d'avoir écrit ce livre, j'en ai beaucoup entendu parlé, je compte l'acheter très prochainement, il reflète dans son histoire beaucoup de choses que je vis actuellement avec mes deux filles handicapées.

Gûlcan
Maman d'Anise Sûeda et de Melisa
Luc Masson - Ces hommes qui osent     | 80.214.248.6 | 07-11-2008 14:59:54
Sur recommandation de Sylviane, j'ai lu le livre de M. Fournier. J'ai été déstabilisé, géné mais sans savoir pour quelle raison. Je pense que ce livre ne laisse pas indifférent.

A titre d'information, les trois papas fondateurs de l'association INJENO (http://www.epileptique.fr) ont eux aussi écrit leur parcours avec 10 autres familles dans un recueil de témoignages intitulé "Par amour pour nos enfants". Ce recueil publié en juin 2008 expose nos vies, nos combats, nos doutes et nos projets de parents d'enfant extraordinaire.

J'avoue que parfois dans le livre de Monsieur Fournier, j'ai du mal à trouver du pur amour, mais je suis peut être passé à côté comme l'on dit...

Luc
Papa d'Inès petite fille polyhandicapée
Papa fondateur d'INJENO
laurence   | 212.157.112.24 | 03-11-2008 14:27:12
Jean-Louis Fournier est le Lauréat du Prix Fémina, bravo à ce papa pour avoir livré un texte à la fois tendre et rempli d'humour.
Guittot Mencé Vanina     | 90.12.64.254 | 29-10-2008 15:00:52
Ce n'est pas souvent que les papas osent écrire quelque chose, sur leurs enfants et je tenais à lui dire un grand MERCI...J'ai bien l'intention d'acheter son livre pour mon mari !!! Et, je vais encourager après à tous les papas de mon association Enzo 21, d'investir !! J'pense qu'entre papas, ils peuvent se comprendre... Merci à Déclic, pour cet interview... Je tenais à vous dire un grand merci pour cet article et pour la force de cet écrivain, car l'humour c'est une force...Pour moi, surmonter dans un sens, les problèmes face à l'handicap d'Enzo, j'ai trouvé contre ma solitude, une aide psychologique énorme !!! L'humour, rire de l'handicap de mon fils, rire pour n'importe quoi, et le rire m'a aidé a accepter son handicap et ses maladies... J'ai réussi petit à petit avec le sourire, a relativisé... Mais, grâce à l'humour et l'acceptation, vous ne pouvait pas imaginer l'ouverture des portes d'amitiés des personnes !! Les gens n'ont plus eu peur de venir me voir, car il n'y avait plus de...
patricia   | 81.244.83.252 | 27-10-2008 09:37:19
Merci pour cette belle interview; en tant que maman d'une petite fille handicapée sensorielle et porteuse d'une maladie génétique rare qui fait peser une lourde épée de Damoclès sur sa vie et la nôtre, je navigue souvent en eaux troubles, entre le rire et les larmes. Dans l'incertitude, dans le deuil de l'enfant que j'aurais voulu avoir, et surtout dans le deuil de ce que j'aurais voulu lui donner. Mais les regrets ne mènent à rien... c'est dans la joie, dans l'humour, dans l'espoir, le travail remis mille fois sur le métier et dans le merveilleux du quotidien que nous vivons la différence, sa différence, notre différence. Je ne suis pas écrivain, mais je pense depuis longtemps à écrire l'histoire d'Eléonor, pour moi, pour elle, et pour tous ceux qui croient que chaque jour est précieux et que chaque petite victoire vaut la peine d'être célébrée.
laurence   | 82.224.113.60 | 22-10-2008 22:47:45
merci à Déclic pour l'interview de l'auteur et si je puis me permettre, conseiller de l'écouter par le biais du site de nicolas "parents différents", interview du 12 septembre sur une radio suisse dans laquelle l'auteur évoque justement cet humour sans lequel nous serions perdus, la dérision est le compagnon de notre déroute, l'ami indispensable pour rester "debout" après ce chaos.
laurence   | 212.27.60.48 | 22-10-2008 17:53:26
les écrits des papas sont rares et pourtant si émouvants qu'il faut en parler.
Celui de Jean-Louis Fournier en fait partie, parce que vivre avec un enfant différent n'est pas forcément toujours le bonheur, parce qu'au travers de sa plume, il a su écrire ce que beaucoup pensent tout bas mais n'osent dire, avec ses mots empreints d'humour et de sensibilité, au travers de la douleur, il y a l'amour et quelle tendresse se dégage au fil des pages.
Un livre à conseiller assurément.
fournier   | 81.56.43.185 | 22-10-2008 16:57:18
Ce livre m'a tellement parlé que je l'ai offert à mes frère et soeurs, à ma mère et conseillé aux amis.
Maman d'un petit garçon lourdement handicapé, je me suis retrouvée dans ce mélange de cynisme et de tendresse.
Mon fils m'éblouit mais penser à son avenir peut me plonger dans un abime sans fond.
Alors parfois il faut en rire même... si on rit jaune

Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved.

 
 
     
 
Pour les dernières petites vacances, l’accueil de mon enfant a été :
 
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Chroniqueur au magazine Déclic, Thierry Decloitre, est l’auteur de L’éternelle spectatrice, aux éditions Desclée de Brouwer.
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