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Le foyer de vie, une bonne idée pour ma Lili ?

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Ça y est, votre enfant va devoir quitter l’IME et s’installer en foyer occupationnel. Mais au premier contact vous n’êtes pas emballés ! Est-ce qu’il saura trouver sa place ? Quelques conseils pour bien aborder cette transition.

Découvrir et visiter les foyers occupationnels

Profitez de toutes les occasions de stages, visites ou rencontres avec les professionnels foyers de vie. Souvent, les établissements, qu’il s’agisse des Maisons d’accueil spécialisées (Mas), de Fam (Foyers d’accueil médicalisés) ou de foyers de vie pour adultes handicapés, organisent des temps de partage avec de jeunes majeurs en IME.

Trouver une place au foyer de vie occupationnel

L’idéal serait de pouvoir choisir, mais l’urgence est de trouver une place en  foyer de vie. « Beaucoup de parents croient que la notification de la MDPH est le sésame qui leur délivre une place. Hélas, ce n’est pas le cas », note Pauline Cruchet qui a autant de personnes dans son foyer qu’en liste d’attente. « Et nous pouvons rarement donner des réponses aux familles qui nous interrogent sur les délais d’attente. » Un flou qui peut en partie être résolu en se renseignant sur les structures et leurs capacités d’accueil dès l’adolescence, pour se confronter à la question de la place très tôt. Et avoir le temps de se retourner.

Un lien maintenu avec les établissements du foyer de vie

Rassurez-vous, la volonté des établissements n’est pas de mettre les parents sur la touche, bien au contraire. « On reste toujours parents de ses enfants, précise Pauline Cruchet. Il y a chez nous une réelle volonté de maintenir un lien permanent, d’avoir des discussions lorsque les parents viennent chercher leurs enfants, de les avoir régulièrement au téléphone. Le cahier de liaison permet aussi de maintenir un lien permanent. »

Penser au Conseil de la vie sociale

Le CVS, pour Conseil de la vie sociale, est obligatoire dans les établissements et services assurant un hébergement ou un accueil médico-social de jour continu. Des représentants de parents d’enfants accueillis dans l’établissement peuvent y siéger. N’hésitez pas à le contacter et à faire acte de candidature quand votre enfant sera résident car la présence aux conseils de la vie sociale permet de se tenir au courant de la vie et de l’évolution de l’établissement. Au foyer d’accueil médicalisé Beauvallon, la directrice Pauline Cruchet explique que « les deux mamans siégeant au CVS convient régulièrement l’ensemble des familles. De notre côté, nous envoyons des coupons réponses à ceux qui ne peuvent se déplacer pour qu’ils fassent part de leurs suggestions.  Et un compte rendu est transmis à tous. »

Foyer de vie pour adultes handicapés

Vous avez constaté que l’âge moyen des résidents… est le vôtre. Que Lili se retrouve avec des plus âgés peut avoir un avantage : vous rappeler qu’elle a changé de statut, et qu’elle n’est plus une enfant. Il n’est pas facile de laisser son enfant grandir, avec ou sans handicap. Mais dans un établissement pour adultes handicapés, un certain nombre d’habitudes et de règlements vont peut-être accélérer le processus pour vous. Votre enfant sera amené par exemple à gérer l’argent personnel, à faire des choix pour sa vie quotidienne, d’une façon plus autonome qu’à l’IME.

Avis d’expert

Il faut accepter les écarts d’âge dans le foyer de vie

Françoise Boutteaux, directrice du foyer de vie Vallombré à Corvoll’Orgueilleux (Nièvre).

Je peux comprendre les angoisses des parents qui voient leur enfant, jeune adulte d’une vingtaine d’années, se retrouver dans un établissement avec des personnes plus âgées. Mais ce décalage est déjà présent lorsqu’ils sont en IME, et qu’ils côtoient parfois des petits âgés de 6 ou 7 ans alors qu’ils en ont 18. Il faut accepter les écarts. Dans un monde, quel qu’il soit, il y a des jeunes et des vieux, et je pense que c’est aussi ce qui fait la richesse de notre établissement. Je suis pour la cohabitation, car elle permet de mieux vivre ensemble. Et il ne faut pas oublier que les jeunes adultes qui ont 20 ans aujourd’hui en auront 40 demain. D’où l’importance de ne pas faire de groupes de niveaux ou de catégories d’âge, mais de pratiquer des activités communes.

Vincent Huchon

 

Merci à

  • Pauline Cruchet, directrice du Foyer d’accueil médicalisé Beauvallon à Urzy (Nièvre), géré par l’Adapei58.
  • Françoise Boutteaux, directrice du foyer de vie Vallombré à Corvol- l’Orgueilleux (Nièvre).