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Droit : la vérité sur le taux d’incapacité Version imprimable Suggérer par mail
16-06-2009
photoPourquoi le taux d’incapacité varie-t-il en fonction des MDPH ou des enfants, alors que le handicap diagnostiqué est le même ? Réponse : parce que la détermination du taux d’incapacité s’appuie sur une analyse des interactions entre trois dimensions que sont la déficience, l’incapacité, le désavantage. Plus d’explications avec notre juriste Caroline Gelly.

L’ancien guide-barème

Afin de fixer le taux d’incapacité, un premier guide-barème pour l’évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées était annexé au décret n° 93-1216 du 4 novembre 1993, intégré dans la partie réglementaire du code de l’action sociale et des familles (articles R146-28, R241-2 et R241-13).

Le texte indiquait déjà que le diagnostic médical ne doit pas être l’unique élément pris en compte, qu’il est à la fois « important pour prévoir l’évolution [du handicap] et la nature de la prise en charge », mais « d’une utilité limitée dans la fixation du taux d’incapacité, sauf à ce qu’à lui seul il témoigne d’incapacités d’emblée très importantes ». Ainsi, la permanence de l’aide éducative pour maintenir l’autonomie de l’enfant et pour réaliser des progrès devait être prise en compte.

Ce texte prévoyait également que « la mise en évidence d’une anomalie chromosomique autosomique (trisomie ou monosomie) de l’enfant [signait] d’emblée une déficience intellectuelle plus ou moins importante, souvent associée à des difficultés du comportement. [Ce qui justifiait], dès le diagnostic posé, de l’attribution d’un taux égal à 80 %, quel que soit l’âge de l’enfant ».

Nouvelle version du texte

Le nouveau guide-barème annexé au décret n° 2007-1574 du 6 novembre 2007, plus précis, comprend une introduction qui rappelle que « la détermination du taux d’incapacité s’appuie sur une analyse des interactions entre trois dimensions » : la déficience, l’incapacité, le désavantage.

Un taux d’incapacité de 50 % doit correspondre à des troubles importants, tels que la vie sociale de la personne ne puisse être préservée qu’au prix de grands efforts ou de la mobilisation d’une compensation spécifique. Toutefois, l’autonomie est conservée pour les actes élémentaires de la vie quotidienne.

Un taux d’incapacité de 80 % correspond à des troubles graves provoquant une entrave majeure dans la vie quotidienne de la personne, avec une atteinte de son autonomie individuelle. Dès lors que la personne doit être aidée (totalement ou partiellement) ou surveillée dans l’accomplissement des actes de la vie quotidienne, ou si elle ne les assure qu’avec les plus grandes difficultés, le taux de 80 % est atteint. C’est également le cas lorsqu’il y a déficience sévère avec abolition d’une fonction.

Caroline Gelly


Retrouvez la version longue de notre article dans le prochain numéro du magazine Déclic n°130 (juillet-août 2009) / rubrique Droit, avec l’ensemble des critères pris en compte.

Découvrez aussi toutes les réponses de Caroline Gelly aux questions que vous vous posez, sur notre rubrique Vos droits

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NORD 59 - .... SOS DANGER ....   | 86.74.84.158 | 02-01-2010 12:36:19
Bonjour
Moi aussi aprés un double cancer au sein en 2008, dépression avec suivi psy en cours, trithérapie cardiaque,diab., tremblements des membres sup.....
Je suis aprés une acceptation de 80% à la MDPH déclassée de 79 à 50% !!!Alors que je suis encore en traitement"s"!!!
On viens de plus de s'appercevoir que j'ai un rétrécissement canalaire, et des prôblèmes aux lombaires, avec douleurs dans les jambes et le bassin: surtout la nuit.
J'ai montré mon certificat au médecin de la MDPH (bien que je leur avais envoyé une copie qui n'est pas arrivée dans mon dossier ceci avec le conte rendu de mes radiographies)...
Que ce passe-t-il?. Nous sommes en droit aux soins et à la reconnaissance. Mais ne seriont nous pas en train de vivre un changement dans les moeurs.
A savoir rejeter les non productifs.

Je souhaite bonne chance et bonne année aux personnes de bonne volonté...pour défendre nos droits que faudra-t-il faire à l'avenir? quand nous n'aurons plus rien à perdre!....
hanssens - Demande d'être écoutée     | 90.47.77.64 | 06-07-2009 20:04:43
Bonjour,
Je m'appelle Carole et je voudrais témoigner de différentes choses qui me paraissent difficiles à accepter ou plutôt à comprendre.
Première chose: il existe à Troyes un organisme d'aide et d'insertion au travail et dont l'adresse est centre d'adolescents ou d'enfants "inadaptés" (réception d'un message sur un mobile suite à une demande de numéro). Il s'avère que je devais en faire partie mais j'ai refusé car je trouve qu'il est anormal de l'appeler par ce nom. De plus, je ne pense pas avoir une expérience infructueuse de la vie et qu'un tel nom est justement inadapté et abaissant pour celui qui y fait une formation. Comme je vous le dit, c'est pourtant ainsi qu'il est appelé.
Deuxième chose: à quoi correspond vraiment cette reconnaissance à 80ù, sachant que ce qui est dit précédemment montre que lorsqu'on est reconnu ainsi, on a des troubles graves. Ayant moi-même cette aide, je suis franchement abhérée de voir ce que cela veux dire. Je n'ai pas de déficience particul...
comble   | 90.7.172.123 | 02-07-2009 11:45:19
mon mari va être reconnu en incapacité à 80% et +
en parlant d'invalidité sera t il en 3ème catégorie?
merci de votre réponse
bouira - La MDPH : Un combat   | 86.212.18.221 | 26-06-2009 22:34:45
La MDPH de mon département : Impossible de les avoir au téléphone, promet de me rappeler mais en vain ...
Je n'ai pas d'autres choix que de contester leur notification.
Notre vie n'est pas assez compliquée. Il faut utiliser des voies juridiques ! J'ai du mal à le croire en toute bonne foi !
Mon fils est syndrome de West et atteint d'une maladie génétique. Il ne s'asseoit pas, ne marche pas, ne parle pas, ne se sert pas de ses mains.
La MDPH a rendu une décision sans l'avoir consulté, ni eu des renseignements (Pas de pédiatre au CAMPS, pas d'ergothérapeute...).
Je me bats pour avoir une reconnaissance administrative de la MDPH car abandonner son fils sur le parking pour pouvoir reculer, ouvrir ses portes arrière, le hisser dans son siège auto, passer un voyage SNCF dans l'inter-wagon près des toilettes dans une poussette dépliée sont des situations difficiles.

Dites-moi pas que tout cela va durer !
fleury - taux incapacité   | 92.135.58.247 | 17-06-2009 16:37:31
j'ai un fils atteint de dyspraxie, il a plus de 18 ans, son taux d'incapacité est de 50 %, nous n'avons pas droit à l'AAH et pourtant notre fils n'a aucune notion de la valeur de l'argent et ne peut pas arriver à conduire.Je me demande quel sera son avenir, si il pourra travailler et quelles ressources va t-il avoir ?

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