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Déficience auditive et scolarisation

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Dès l’âge de 3 ans, un enfant atteint de déficience auditive peut suivre un enseignement adapté dans l’école de son quartier.

Choix de la scolarisation

Des classes LSF

Depuis 2005, tout élève doit pouvoir recevoir un enseignement en Langue des signes française (LSF), notamment à l’école maternelle. Il peut être suivi dans une Classe pour l’inclusion scolaire (Clis) de type 2, destinée à accueillir les enfants présentant des troubles des fonctions auditives, avec ou sans troubles associés. Pour chaque enfant bénéficiant d’un enseignement bilingue (français et LSF), les objectifs à atteindre sont fixés dans le Projet personnalisé de scolarisation (PPS), en lien avec les programmes. En fin de maternelle, l’enfant doit, par exemple, savoir : mobiliser efficacement son regard pendant un échange, comprendre une histoire en langue des signes, reconnaître une vingtaine de mots familiers comme son prénom, de noms d’objets et en donner l’équivalent en LSF, etc.

Un accueil individuel

Votre enfant peut aussi rejoindre une classe ordinaire.

  • Il sera aidé par un Accompagnants des élèves en situation de handicap (AESH), au minimum sensibilisé à la déficience auditive. Vous pouvez définir, pour l’AVS, les quelques signes indispensables au quotidien.
  • Il peut aussi être accompagné par un Sessad ou un Service de soutien à l’éducation familiale et à l’intégration scolaire (Ssefis) pour enfants atteints de surdité, dès l’âge de 3 ans. En plus de l’équipe médicale et paramédicale, des orthophonistes, enseignants spécialisés, codeurs en Langue parlée complétée (LPC) peuvent se rendre à l’école chaque semaine.
L’avis de la professionnelle

Florence Janssens, inspecteur-conseiller technique pour la scolarisation des élèves handicapés auprès du recteur de l’académie de Versailles.

Il faut trois ans d’apprentissage de la LSF pour avoir un bon niveau. Un temps difficile à obtenir pour des enseignants d’écoles ordinaires. De plus en plus d’enfants sont appareillés tôt, oralisent et ont une lecture labiale. La présence d’un codeur en LPC ou d’un AVS formés et financés par l’Éducation nationale sont les solutions les plus courantes que peuvent demander les parents.

(In)former l’école

Objectif : sensibilisation

Un Sessad peut intervenir à l’école pour expliquer le handicap de votre enfant aux enseignants, Agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem), etc. Ils pourront expliquer comment communiquer avec lui, donner des conseils simples comme rester face à lui pour parler, ne pas laisser votre enfant au premier rang pour qu’il puisse suivre ce que font les autres. Ils pourront apprendre aux enfants comment fonctionnent les oreilles, organiser pour eux des ateliers de LSF ou de LPC, leur apprendre quelques signes simples.

N’attendez pas la rentrée

Il peut être utile de chercher une école accueillante dès la crèche pour la première inscription, et de rencontrer les enseignants pour la mise en place d’un Projet personnalisé de scolarisation (PPS). Il recensera tous les besoins d’aide humaine et matériels.

  • Pour vous aider lors de l’inscription, ou pour toute question lors de la scolarité de votre enfant, Centre national d’information sur la surdité, 0 812 040 040, rubriques « Vivre avec mon enfant», « La scolarisation ».
  • Pensez aussi aux associations de parents qui ont l’habitude d’être en lien avec les écoles et de sensibiliser les personnels et les enfants.
L’avis de la maman

Valia Guillard, maman d’un enfant déficient auditif et présidente de l’association d’enfants sourds et malentendants Coquelicot.

Je conseille aux parents de contacter plusieurs écoles et d’inscrire leur enfant dans celle qui semble la plus ouverte et partante pour bien l’accueillir. L’enseignant est aussi important. C’est lui qui sera le principal médiateur entre l’enfant sourd et ses camarades. S’il dit aux autres que c’est un bébé et que ce n’est pas la peine de lui parler parce qu’il ne comprend rien (ce qu’un enseignant avait dit de mon fils), cela ne marchera pas.

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