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Crise financière : l’épargne de votre enfant est-elle en danger ? |
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30-01-2009 |
Optez pour des fonds libellés en euros et fuyez les supports composés d’actions ! Déconnecté des mouvements boursiers, votre argent sera préservé. Certes l’épargne-handicap est un choix judicieux mais à une condition : ne pas jouer les apprentis spéculateurs. Décryptage.
Plus que les autres, les parents d’enfants handicapés épargnent pour l’avenir de leur enfant. Mais la crise a fait apparaître un phénomène nouveau : une méfiance croissante dans le système bancaire et financier. C’est ce que révèlent les résultats de notre dernier sondage lancé sur www.magazine-declic.com : ils sont 60 % à épargner, et près de 30 % à ne plus avoir confiance… Question : compte tenu de la vulnérabilité du système financier, quelles précautions faut-il prendre pour être sûr que son argent est réellement à l’abri ?
Règle numéro 1 : choisissez la rente survie ou l’épargne handicapChoisissez les outils patrimoniaux conçus spécifiquement pour les personnes handicapées. Ces produits sont des contrats d’assurance-vie : la « rente survie » et « l’épargne-handicap ». Leur objectif : permettre aux parents de constituer des ressources à destination de leur enfant. Le premier crée des ressources de substitution, disponibles au décès des parents. Le deuxième permet de valoriser ou transmettre un capital. « Ces contrats bénéficient d'un régime fiscal et social spécifiques », précise Ahmed Rhliouch de l’Unapei, « ce qui les rend très avantageux par rapport à des produits d’épargne classiques. En souscrivant ces contrats, leurs titulaires ne sont pas soumis aux mêmes prélèvements ».
Règle numéro 2 : aucun transfert en actionsSécurisez votre épargne. La rente survie et l’épargne handicap appartiennent à la famille des produits d’épargne : ils peuvent être exposés aux turbulences des marchés si l’on joue aux apprentis spéculateurs. Comment ? En acceptant par exemple de « booster les performances de ses placements ». Traduction : transférer une partie de ses fonds euros en unités de compte (FCP, Sicav) dont le capital n’est pas garanti… « Avec la crise, mieux vaut choisir des fonds libellés en euros, riches en obligations et titres de créances, et non des supports en actions, note Joris Le Guerneuvé, responsable produit à la GMF, partenaire de la Mutuelle Intégrance. En investissant sur de tels fonds, les plus-values générés sont acquises et l’épargne ne peut jamais baisser ». Idem pour les comptes de dépôts : préférez les placements sécurisés : livret A, LEP ou LDD (livret développement durable) - aux placements à risque, type PEA, (plan d’épargne en actions).
Règle numéro 3 : ne vendez pas maintenantNe cédez pas à la panique. Que faire alors lorsque l’on a souscrit il y a plusieurs années un contrat multi supports, composé d’actions ou de titres ? « Ne pas vendre à tout prix », souffle Ahmed Rhliouch, « si vous n’avez pas besoin de toucher ces fonds, laissez-les en place. Je rappelle que la moins-value n’est réalisée que lorsque l’on a vendu… En ce moment les cours sont très bas, or il est très probable qu’ils remontent. L’épargne pour un enfant handicapé est une épargne à long voire très long terme, mieux vaut donc être patient ». Si vous en avez la possibilité, tournez-vous plutôt vers votre (vos) compte(s) de dépôts.
Auteur : Emilie Gilmer
Retrouvez toutes les réponses de notre juriste Caroline Gelly à propos de l’épargne, l’héritage et le patrimoine, dans la rubrique Vos droits sur notre site Internet.
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