1. Accueil
  2. Apprentissage scolarité
  3. CP : comment bien préparer votre enfant handicapé ?

CP : comment bien préparer votre enfant handicapé ?

Les nombreuses stimulations à la fois sociales et sensorielles au sein d’un groupe sont sources de stress, parfois difficile à gérer.
Photo

À la prochaine rentrée, place au CP ! Avec un environnement inconnu et de nouvelles exigences. En fonction du type de handicap dont il est porteur, quelles difficultés Lulu pourra-t-il rencontrer ?

Une question de rythme

Entrer en CP, c’est être soumis à un programme et à une cadence soutenue. Pas toujours facile lorsque l’on est plus lent, plus vite fatigué, avec plusieurs demi-journées en rééducation. L’équipe d’encadrement et l’enseignant référent s’appuient d’ailleurs sur la capacité de Lulu à suivre les apprentissages en grande section de maternelle pour proposer l’entrée en cours préparatoire. Elle s’accompagne de la rédaction d’objectifs précisés dans le projet personnalisé de scolarisation (PPS) et d’une demande d’accompagnant en situation de handicap (AESH, ex-AVS) selon le besoin. En revanche, si le rythme n’est pas tenable, la classe d’intégration scolaire CLIS peut être envisagée. Les groupes y sont plus petits, et le programme est individualisé.

La relation à l’autre

Établir le contact et trouver la bonne distance dans la relation avec les autres est souvent difficile. Si Lulu pince un camarade ou lui fait un gros câlin pour lui signifier sa présence, il sera probablement rejeté. Ses réactions parfois inappropriées pourront également être incomprises, par exemple s’il ne montre jamais d’enthousiasme ou s’il n’accepte pas l’autorité. Cela rend particulièrement délicats les moments hors classe, comme la récréation ou les activités sportives. L’AESH peut l’aider à aller vers les autres, leur expliquer sa différence et le mettre en confiance.

Le stress du groupe

Les nombreuses stimulations à la fois sociales et sensorielles au sein d’un groupe sont sources de stress, parfois difficile à gérer. C’est vrai en classe, mais aussi au moment du repas à la cantine, où l’agitation et le bruit sont angoissants. Profitez des repas en famille pour l’y préparer et prévoyez éventuellement un lieu plus calme pour alterner avec la cantine. En CP, votre enfant devra aussi être capable de s’adapter au travail du groupe, par exemple ne pas interrompre le camarade qui parle. Les activités menées avec ses frères et soeurs ou des copains, par exemple, peuvent l’aider à se familiariser avec les règles du groupe.

Rester attentif en classe

Besoin de pauses fréquentes ? Difficulté à rester assis et attentif pendant un long moment
? Tendance à papillonner d’une tâche à l’autre ? Ces problèmes rendent souvent nécessaire l’aide d’un AESH pour remobiliser l’attention de l’enfant, reformuler les consignes et les répéter lorsque la mémoire immédiate n’est pas très performante. Marquer la transition entre les activités, en rangeant les chaises, par exemple, est également utile. À la maison aussi, on peut veiller à utiliser un jeu à la fois et à bien ranger avant de passer à autre chose.

Appréhender la nouveauté

Lieu inconnu, personnes étrangères, activités non programmées sont des facteurs d’anxiété, notamment pour un enfant avec autisme ou X fragile. L’emmener visiter l’école et rencontrer l’enseignant avant la rentrée peut contribuer à désamorcer l’angoisse des premiers jours. Ensuite, au quotidien, l’AESH ou l’enseignant peuvent le rassurer en lui présentant le programme de la journée. Images et couleurs l’aideront à se représenter et à mémoriser les différentes étapes. Et s’il y a un imprévu ? L’important est de sécuriser l’enfant en lui expliquant calmement ce qui se passe.

Objectif autonomie

Partager les activités quotidiennes avec votre enfant, en parler et leur donner du sens permettent de le préparer à sa vie d’écolier de CP. Les activités à lui proposer doivent lui faire plaisir et le valoriser, car, comme dans le cadre scolaire, il faut éviter de le mettre en situation d’échec. Il a du mal à lacer ses chaussures ou à boutonner son pantalon ? Revoir avec lui ces gestes liés à son autonomie peut également être bénéfique avant la rentrée.