L’accueil dans le JuraDéclic n° 119 - septembre-octobre 2007 J’ai des amis dont le fils sourd part à l’école à Besançon. Cette ville se situe à plus de deux heures de voiture du domicile familial. Il en est très malheureux, car son petit frère reste à la maison. Il n’y a pas de structure d’accueil dans le Jura, alors que les besoins existent. Je recherche donc des parents d’enfants sourds ou malentendants afin de monter une association et ensuite créer une structure d’accueil. Delphine Chevassus,
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Mensonges politiquesDéclic n° 119 - septembre-octobre 2007 Je vis seule avec ma fille âgée de 15 ans. Atteinte d’une maladie neuromusculaire inconnue, elle est handicapée motrice et sourde. Depuis l’an 2000, ma fille suit une scolarité à temps partiel avec d’autres enfants sourds. Mais aujourd’hui le collège ne l’accepte plus, sous prétexte qu’il n’est pas accessible. J’habite en région parisienne, et la maison départementale des personnes handicapées a trouvé une structure… à Poitiers. Je dois donc déménager, car ma fille ne peut être interne, compte tenu de son état de santé. Est-ce normal? Alors que j’entends dire que les enfants handicapés sont scolarisés près de leur domicile? Tout cela est faux! Cela fait deux ans que je me bats seule pour rechercher une structure pour ma fille. Arrêtons de nous faire croire que tout va bien pour nos enfants handicapés! Sylvie
L’Éducation nationale hors la loiDéclic n° 114 – novembre-décembre 2006 Le choix du type de scolarité pour les enfants sourds est un casse-tête : il faut choisir le mode de communication adapté aux besoins de l’enfant, pour lui assurer un bon développement et l’acquisition de solides compétences. Pour les familles qui font le choix d’une éducation oraliste, il existe des structures dans (presque) tous les départements. Par contre, pour les familles qui veulent exercer leur droit à proposer une éducation et un parcours scolaire bilingues (langue des signes et français) à leur enfant, c’est le parcours du combattant. La nouvelle loi a pourtant précisé que le choix bilingue s’appliquait aussi au parcours scolaire et que c’était à l’Éducation nationale de le mettre en œuvre. Malgré cela, les demandes de nouveaux dispositifs, à l’image de ceux de Toulouse et de Poitiers, ou de création de nouvelles structures, comme à Angers ou à Lyon, n’aboutissent pas. Et les demandes affluent vers les dispositifs existants, sans qu’ils puissent y répondre. La loi n’est pas respectée et ce n’est pas acceptable. Association de parents d’enfants sourds Midi-Pyrénées,
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Une rentrée à Noël ?Déclic n° 100 – juillet-août 2004 Mon petit garçon de 5 ans, Malo, a été intégré dans une classe ordinaire après bien des galères. Les enseignants font le maximum pour l’aider, mais je viens d’apprendre que le matériel sollicité (micro spécifique pour sa surdité) ne sera disponible qu’au deuxième trimestre de 2005 ! Je trouve cela scandaleux. Je me demande si le ministère de l’Éducation nationale applique vraiment les textes ou s’il cherche à nous dissuader d’intégrer nos enfants dans les écoles ordinaires. Il faudrait se mobiliser afin que nos enfants aient les outils nécessaires pour les aider dans leur scolarité. Patricia Bubray
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