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Les couacs des CLIS et des UPI Version imprimable Suggérer par mail
21-10-2008
clis et upiClasses « ouvertes » situées au sein de l’école ordinaire, les CLIS et les UPI symbolisent (et concrétisent) la volonté d’intégration des enfants handicapés portée par la loi. Mais malgré leurs principes - faciliter la socialisation des enfants handicapés, les encourager à progresser, limiter les risques de ségrégations - ces dispositifs ne sont pas exempts de défaillances. La plus criante est liée aux temps périscolaires, où l’intégration des enfants différents laisse à désirer.

Ces temps concernent la récréation, la restauration ou les sorties, toutes les périodes situées en dehors des heures de cours. « L’erreur serait de ne considérer l’école que du point de vue de l’intégration purement scolaire, précise Joël Zaffran, sociologue et auteur de Quelle école pour les élèves handicapés ? Quand la CLIS est située à l’autre bout de l’établissement et que la récréation ne se fait pas en même temps que celle des autres classes, l’enfant ne peut que se sentir mis à l’écart, marginalisé. » Que faire alors pour inverser la tendance et rendre possible cette intégration sociale ? Des pistes sont avancées : mettre en place un tutorat pour faciliter le contact entre les enfants, renforcer la présence des AVS pendant les temps périscolaires… Retrouvez notre sujet sur les couacs des CLIS et des UPI dans notre prochain numéro novembre/décembre.

Commentaires
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BRETON   | 82.234.17.207 | 22-10-2008 17:36:31
Je crois qu'il faudrait penser à ouvrir des postes d'éducateurs dans toutes les clis. Je suis éducatrice dans une clis et suis présente lors de tous ces temps d'intégration (récréations, cantine etc...).
Le système de tutorat est un moyen de créer du lien entre les enfants mais il peut se faire tout à fait naturellement aussi.
Le travail d'accompagnement vers la socialisation passe par tous ces temps quotidiens.
Vanille - Les couacs des CLIS et des UPI   | 90.6.65.85 | 23-10-2008 19:27:53
Je regrette que toutes les CLIS ne font pas de la scolarisation dans des classes en milieu ordinaire quand les capacites de l'enfant le permettent.

S'est encore trop au bon vouloir de l'enseignant qui accueille dans la classe en milieu ordinaire.
williatte - une autre expérience   | 92.132.2.219 | 23-10-2008 20:15:37
Enseigante dans la même CLIS depuis cinq ans, je peux témoigner d'une autre expérience : notre classe est au sein même de l'école, une classe comme les autres(un peu plus colorée peut-être) et les élèves comme moi-même, avons notre place en récréation, à la cantine, en sport,à la chorale, au spectacle de fin d'année, ,aux projets (arts plastiques, aménagement de notre préau, développement durable), aux sorties scolaires...Bien sûr, le groupe de la CLIS étant très soudé, les élèves restent souvent ensemble mais plus par choix que par rejet des autres.
Tout n'est pas rose pour autant et parfois des regards et des remarques sont blessantes et cette année, nous proposons à tous les élèves, des activités pour réfléchir sur les différences.
Le plus dur reste l'organisation d'intégrations individuelles permettant aux élèves de sortir de la CLIS; avec des classes chargées et des programmes lourds, rien n'est gagné !
catherine williatte
Le Port - une autre enseignante de CLIS   | 90.28.174.140 | 09-11-2008 20:28:18
Bonjour,

Je témoigne aussi en tant qu'enseignante : Je fonctionne en dispositif , avec le plus d'intégration possible sans réticence de la part de mes collègues dans l'école où nous avons notre place : le plus difficile étant de participer au projet de rencontres sportives avec l'USEP ! Encore du chemin à parcourir!
Nadine Le Port
SCHMITT Juliette - Scolarité en classe ordinaire   | 82.228.101.21 | 23-10-2008 23:36:55
Fondatrice,dès 1977, de l'Ecole Expérimentale,je forme depuis cette date des accompagnateurs d'enfants handicapés ( Polyhandicapés,Troub
les du Compt,autistes,psych
otiques....)à l'inclusion scolaire en classe ordinaire et même sur le temps hors classe.L'année dernière nous avons accompagné une fillette de 7 ans autiste en CLIS et l'expérience ne fut pas des plus concluantes.En effet,la classe CLIS était stigmatisée,le temps scolaire très limité.Chaque élève n'avait le droit d'aller à l'école qu'à mis temps.La directrice qui était l'enseignante principale,était souvent absente, les élèves de la classe CLIS ne pouvaient même pas aller en répartition même en étant avec une AVS.Sur le mi- temps proposé,il y avait peu d'activités scolaires,et bien plus d'activités sportives.Le comble...il était prévu pour l'année scolaire 08-09 de transformer cette CLIS en "CLIS d'autistes" avec les mêmes enseignants dont une que l'on disait "formée" après l'avoir envoyée un mois,faire un...
Crépuscule - Tout ce que l'on fait, c'est     | 81.50.160.220 | 30-10-2008 17:10:01
Il faut que je dise : « c
Sarah - AVS en UPI   | 195.93.102.37 | 01-01-2009 14:56:49
Je suis avs depuis 5 ans et c'est la 3ème année en UPI. Nous avons 9 élèves, 9 emplois du temps différents en raison des classes d'intégration(SVT, EPS, Arts plastiques, technologie,...)et des soins(SESSAD). Mais nous avons garder le vendredi pour la classe, en effet cette journée est consacrée au travail collectif(atelier cuisine, équitation, médiathèque,...). Je peux les suivre à chaque activité scolaire, mais aussi périscolaire(temps du midi, récréation, clubs le midi, ...). Malgré cette superbe organisation, je peux témoigner que tous les enfants ne euvent pas être en UPI ou en Clis. Mais ceux qui peuvent, ont une chance fabuleuse pour leur ouverture sociale, scolaire et culturelle.
Joel - Lycée professionnel   | 90.0.24.69 | 03-01-2009 11:57:22
Le plus gros problème que je rencontre en tant qu'enseignant et adulte handicapé en lycée professionnel c'est la peur de mes collègues face à mon handicap. Le mien, invisible mais bien réel, m'a coupé de beaucoup de collègues qui ne m'adressent plus la parole. Alors pour les élèves handicapés c'est pire, soit on ignore leurs difficultés, soit on les refuse systématiquement. Aucun projet ne peuvent se mettre en place, "pas handicapés tant que je serai là" propos tenus par un responsable d'établissement. La loi ne peut être appliquée que si et seulement si nos responsables d'établissement (proviseur, proviseur adjoint, chef des travaux, CPE) s'investissent tous pour les élèves. La peur de l'autre, l'absence de remise en cause de nos valeurs, l'abandon des valeurs morales qui doivent être les nôtres en tant qu'enseignant mais aussi en tant qu'être humain nous pousse vers l'ignorance de l'élève handicapé. Regardez les élèves dit valides et prenez des leçons pour une fois, eux ne fo...
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Chroniqueur au magazine Déclic, Thierry Decloitre, est l’auteur de L’éternelle spectatrice, aux éditions Desclée de Brouwer.
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