Secouer un bébé peut entraîner la mort ou provoquer des déficiences mentales et motrices irréversibles. Entre 500 et 1000 nourrissons en sont victimes chaque année. Rencontre avec Michèle Henneuse, présidente de l’association UNDDE (Union nationale des droits et devoirs des enfants), qui pilote une campagne de prévention et accompagne les familles dont l’enfant a été secoué par un tiers.
Qu’appelle-t-on le syndrome du bébé secoué (SBS) ? Michèle Henneuse : Les pleurs de l’enfant déclenchent des réactions de stress du fait de leur intensité et de la difficulté de les comprendre. Certains adultes passent alors à l’acte et secouent l’enfant pour le faire taire. Or, chez le nourrisson (et jusqu’à l’âge de 2 ans), les muscles du cou ne sont pas suffisamment toniques pour maintenir sa tête.
Quelles peuvent être les conséquences ? Les mouvements d’avant en arrière peuvent entraîner une déchirure des vaisseaux autour du cerveau et provoquer un saignement dans la boîte crânienne. Les séquelles sont diverses : troubles neurologiques, cécité, troubles du comportement, paralysie, troubles sensoriels, épilepsies... Dans 10 % des cas, ce syndrome provoque la mort. Comment prévenir ce geste ? Il faut s’assurer que toute personne qui s’occupe de votre enfant connaît les dangers du SBS. Dans ce but, l’UNDDE a conçu un DVD destiné aux professionnels de l’enfance, de la Justice et de la Santé, mais également toute personne qui s’occupe d’un enfant. Il explique les causes et effets du SBS, les symptômes (convulsions, vomissements, troubles respiratoires, état de conscience altéré), et la responsabilité pénale de l’auteur des faits. Quel accompagnement proposez-vous aux familles ? Nous les accueillons et nous les soutenons dans les démarches juridiques qu’elles souhaitent entreprendre. Nous leur proposons par ailleurs un accompagnement psychologique, dans le cadre du centre EVA, en Rhône-Alpes, le centre de soins et de thérapie des enfants victimes d’agressions criminelles, géré par l’UNDDE.
Le DVD Package pro bilingue est disponible au tarif de 15 €. Renseignements au 0 971 464 759 ou sur le site www.undde.org Contact : UNDDE, Nathalie Sanz (fondatrice et directrice), BP 38, 38 330 Saint-Ismier, www.undde.org
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