1. Accueil
  2. Vos droits
  3. Démarches
  4. Aménagement des épreuves d’examen

Aménagement des épreuves d’examen

Photo

Brevet, bac, concours d’entrée en école… un jour, ce sera son tour de s’y présenter, mais avec des aménagements d’épreuves spécifiques pour que votre enfant handicapé soit le plus possible à égalité avec les autres.

Il est très lent : un temps d’épreuve majoré

Il sait écrire mais à (très) petite vitesse. Alors pour rendre un devoir dans un temps imparti, c’est quasiment mission impossible. La solution pour le jour J ? Il est possible de demander un temps d’épreuve majoré. Autrement dit, du temps en plus pour compenser une perte de temps globale qui peut par exemple être causée par une fatigabilité générale. Sauf exception, cette majoration du temps imparti ne pourra pas excéder le tiers du temps de l’examen scolaire normalement prévu : soit une heure supplémentaire maximum pour trois heures d’épreuve.

Il a besoin qu’on lui explique : un accompagnement AESH

En classe, toute l’année, l’AESH (Accompagnants des Éleves en Situation de Handicap, ex-AVS) doit prendre le temps d’expliquer avant que Lulu se lance dans l’exercice. La solution pour le jour J ? Une aide humaine peut lui être octroyée. Le rôle de cet assistant va être d’énoncer à l’oral le sujet écrit, mais aussi de reformuler les consignes. Sa mission aura été au préalable précisément définie dans la décision d’aménagements d’épreuves. Et pour que votre enfant ne soit pas perdu, il est préférable que l’aide accordée soit cohérente avec ce dont il a l’habitude.

Il ne sait pas bien écrire : l’assistance d’un secrétaire

S’exprimer par écrit d’une manière autonome, Lulu en est incapable, ou pas. La solution pour le jour J ? Là aussi, une tierce personne peut encadrer l’élève. Sous sa dictée, elle va retranscrire sur la feuille le travail de l’enfant. Avec interdiction de corriger la syntaxe, la grammaire ou le choix lexical. Une sorte de secrétaire particulier en somme. Autre possibilité : l’utilisation d’un matériel spécifique (machine à écrire en braille, micro ordinateur, logiciel à reconnaissance vocale, etc.).

Il doit recevoir des soins réguliers pour son handicap

Son handicap oblige Lulu à recevoir un traitement médical toutes les heures, et donc à s’arrêter. Et ce de manière quotidienne. La solution pour le jour J ? Des pauses sont possibles. D’une durée imprévisible, chaque pause doit être consacrée à une activité précise, comme un contrôle biologique ou l’application de soins. Des interruptions qui empêchent physiquement le candidat de travailler. L’épreuve se terminera alors plus tard, les minutes perdues étant ajoutées au temps initialement imparti.

Comment demander un aménagement des épreuves ?

Les candidats adressent leur demande à l’un des médecins désignés par la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). La date limite est souvent celle de l’inscription aux concours. Informer le chef d’établissement en parallèle est une bonne chose. Le médecin rend ensuite son avis en précisant les aménagements d’examens et les conditions particulières proposées pour le déroulement des épreuves. Généralement, lorsqu’une aide humaine ou l’utilisation de matériel sont requises, les élèves en situation de handicap sont installés dans une salle particulière afin de ne pas déranger les autres candidats.

Témoignage

L’adaptation des examens aux élèves handicapés est importante

Dorothée Blondel, parent d’un enfant dyslexique, dysorthographique et dysgraphique.

Pour l’organisation de tiers temps, c’est important de se mettre en situation avec des examens blancs, de s’entrainer. Or l’établissement ne prend pas toujours les mesures adéquates, alors que selon le Bulletin officiel, les adaptations lors des examens ne doivent pas aller à l’encontre de ce qui est fait tout au long de l’année. Le collège de mon fils n’a pas suivi la loi lors du brevet blanc. Il a fait le minimum, en lui accordant un tiers temps épreuve et une salle à part, avec l’aide de son AVS. Il avait son ordinateur mais les consignes étaient sur papier et même en recto-verso. Or c’est inadapté aux « dys », car cela oblige à une double lecture. Les consignes auraient dû être en PDF sur une clé USB. La présentation du sujet est très importante pour les dys. Il faut, en tant que parent, être vigilant et rappeler le collège à ses obligations.

Vincent Huchon


Références

  • (1)
    Ressources
    • Infos et conseils : « Aide - Handicap – École » 0 810 55 55 00, aidehandicapecole@education.gouv.fr ;
    • En cas de discrimination ou de non-respect de la loi, vous pouvez contacter le défenseur des droits : www.defenseurdesdroits.fr ;
    • Pour connaître en détail les aménagements d’épreuves proposés : http://www.education.gouv.fr/pid285/bulletin_officiel.html?cid_bo=91832.