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Vie en établissement et handicap moteur : l’exemple de Benoît, 23 ans Version imprimable Suggérer par mail
04-02-2008

Son parcours : Benoît a fréquenté, à 3 ans, la maternelle de son quartier. Dès l’école primaire, il a rejoint une classe spécialisée à l’hôpital du Kremlin-Bicêtre, afin d’y suivre une scolarité adaptée à son handicap moteur. Son cursus scolaire s’est déroulé ensuite à l’hôpital de Garches, où il a obtenu, à l’âge de 20 ans, un brevet d’État professionnel (BEP) de secrétariat.

Un choix limité : à 20 ans, Benoît, comme n’importe quel autre jeune adulte, rêvait d’indépendance et avait envie d’entrer dans la vie active. Mais deux conditions se sont posées : trouver un travail et louer un appartement en ville. « Benoît n’était pas assez autonome pour assumer seul un appartement. En revanche, il avait très envie de vivre sans nous », raconte son papa, Patrick Laurent.

Entrée à Passeraile : « Depuis que Benoît a 10 ans, nous réfléchissons, avec d’autres parents d’enfants IMC , à l’avenir. Cette réflexion a donné naissance à l’association Passeraile et à la création, sur un même site, d’un foyer d’accueil médicalisé et d’une maison d’accueil spécialisée qui proposent un accueil de jour, une formule d’internat, de l’accueil temporaire et des places d’hébergement dans des studios de trente-six mètres carrés. L’ouverture de ces deux établissements a correspondu aux 20 ans de Benoît, qui a donc pu en bénéficier. C’est une chance. »

Hébergement et aides à la vie quotidienne : aujourd’hui, Benoît vit dans son studio, situé sur le même site que la maison d’accueil spécialisée et le foyer d’accueil médicalisé. L’intérêt est de lui permettre de profiter, dans un cadre sécurisé, d’un studio autonome et de l’aide quotidienne des professionnels de la structure pour le lever, le coucher, la toilette et les repas. « Le reste du temps, il s’occupe seul. Ce n’est pas le cas, mais, s’il le souhaitait, il pourrait participer aux activités avec les autres résidants, comme la chorale, les animations ou encore les sorties. »

La prise en charge : le jeune homme poursuit sa recherche d’emploi en milieu ordinaire, qui n’a toujours pas abouti. Il touche aujourd’hui l’allocation aux adultes handicapés à taux plein et l’allocation compensatrice pour tierce personne (ACTP). Cette dernière est directement reversée à l’établissement, au titre des services d’aide à la vie quotidienne (lever, coucher, etc.) dont Benoît bénéficie. Quant à l’AAH , elle lui permet de payer le loyer de son studio et les repas pris à l’établissement. « À la fin du mois, il lui reste, comme tous les autres résidants, environ 100 euros pour payer ses loisirs, ses vêtements, son portable, son accès Internet… Autant dire que ce n’est pas suffisant. Nous devons (ainsi que la plupart des familles ou, du moins, celles qui le peuvent) l’aider financièrement. »

Épilogue : un des autres atouts de cette formule consiste à permettre à Benoît de vivre au milieu de nombreux autres jeunes IMC avec qui il peut lier des amitiés et monter des projets. D’ailleurs, une association de résidants a été créée, avec un projet phare : la projection de la Coupe du monde de football sur un écran géant au sein de l’établissement.

Lire aussi : Handicap moteur : après ses vingt ans, où va-t-il vivre?

 Auteur : Cécile Luquet 

 

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BEGUE   | 92.132.88.72 | 28-02-2010 19:40:44
j'ai 35 ans j'ai fais une rechute d'ataxie il y a un an suite à une bronchiolite, je m'en remet difficilement; j'ai la mémoire d'un poisson rouge, j'ai une fille de deux ans et je suis bientot dvorcé. J'a fait presque un an d'hopital pour être de nouveau dans une maiso toute seule c'est fatiguant surtout que jje fais rien toute seule, je ne peux pas sortir seule mais je comtpe reprendre mon boulot à mis-temps. Quoi dire de plus à part que j'ai des dames de l'ADMR qui vienne quatre heures/jours je trouve ça trop.
sandrine - merci   | 82.254.20.147 | 26-09-2008 17:54:52
merci,de nous donner de l'espoir pur l'avenir

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