Déclic, toute l'information pour mieux vivre le handicap en famille
Advertisement
     
Accueil le magazine Abonnez-vous Newsletter Liens
 
 
     
  Accueil arrow Rencontres de parents arrow MDPH, nos reporters dans l’est de la France  
     
 
Blogs de parents : le top 10
Advertisement
 site de l'OCIRPsite handicap.frsite Grandir ensemble
Advertisement
 
 
MDPH, nos reporters dans l’est de la France Version imprimable Suggérer par mail
27-10-2008
Après l’Aquitaine, Déclic a poursuivi son enquête sur le fonctionnement des MDPH dans l’est de la France, le 4 juillet. Deux heures durant, les parents présents ont témoigné des failles et des écarts de la  structure qui les accompagne. Ils ont aussi évoqué des pistes pour tenter de la faire progresser.


Les participants


- Évelyne est la maman de Paul, 10 ans, autiste .
- Nicole est la maman de Laurent, 17 ans, atteint d’hypotonie.
- Nathalie est la maman de Léa, 6 ans, qui souffre d’une déficience psychomotrice et d’épilepsie .
- Michel est le papa de Mégane, 13 ans, handicapée motrice.
- Sylvie est la maman d’Axel, 11 ans, malvoyant.
- Sonia est la maman de Chloé, 8 ans, infirme motrice cérébrale .

Choc des cultures

Michel La dernière fois que j’ai eu affaire à la MDPH, c’était pour orienter ma fille vers une UPI. J’ai été bien accueilli par la direction, mais après ça s’est gâté ! L’équipe d’évaluation a prétexté que ma fille n’était pas au niveau, alors que selon la loi ce n’est pas un argument recevable. C’est là que j’ai senti une vraie fracture au sein de l’équipe. D’un côté, il y a une nouvelle génération de gens plutôt compétents et qui font des efforts. De l’autre, il y a des gens issus des anciennes instances, qui ont pour habitude d’ignorer les parents et de négliger la loi.
Sonia Quant à l’accueil physique, c’est le strict minimum pour les familles ! On est reçu devant un guichet dans le hall ou le couloir, jamais dans un bureau. Du coup, il n’y a aucune discrétion, tout le monde assiste à votre conversation. Si c’est pour remettre un dossier, ce n’est pas gênant, mais si c’est pour poser une question personnelle, ça devient un vrai problème !
Nicole L’accueil téléphonique n’est pas au point non plus. C’est la croix et la bannière pour avoir quelqu’un au bout du fil, même en pleine journée. L’astuce, c’est de demander le numéro de ligne directe, mais ils ne sont pas toujours d’accord pour le donner.
Michel « J’ai reçu un bon accueil de la part de la direction, mais après ça s’est gâté !
C’est là que j’ai senti une vraie fracture àl’intérieur des équipes. D’un côté, une nouvelle génération de gens plutôt compétents et qui font des efforts. De l’autre, ceux issus des anciennes instances, qui ignorent les parents et négligent la loi »

Vous avez dit « guichet unique » ?

Évelyne Je croyais que les MDPH avaient été conçues pour simplifier les démarches des familles. En pratique, ce n’est pas du tout le cas. Pour chacune des demandes qui concernent le quotidien de mon fils (AVS, AEEH, etc.), je dois monter un nouveau dossier deux fois par an et fournir inlassablement les mêmes pièces. Je ne comprends pas pourquoi ils ne réunissent pas toutes les informations de mon enfant une bonne fois pour toutes.
Sonia Il y a des dysfonctionnements qui créent du retard dans les dossiers, tout ça parce que les parents ne reçoivent pas les bonnes consignes dès le départ. Parfois, en cours de route, on vous demande tel ou tel document dont il n’avait jamais été question
jusque-là…
Michel J’ai souvent le sentiment que je suis mieux renseigné que les gens qui y travaillent ! En tout cas, je constate régulièrement une mauvaise connaissance des dispositifs qui entourent le handicap.
Sonia « Il y a des dysfonctionnements qui créent du retard dans les dossiers, tout ça parce que les parents ne reçoivent pas les bonnes consignes dès le départ »

Elle minimisait le handicap de ma fille…

Nathalie Il y a quelque temps, j’ai déposé un recours car on m’avait rétrogradée du troisième au premier complément de l’AEEH. Un soir, vers 19 heures, une personne m’a appelée chez moi pour m’encourager à abandonner mon recours. J’ai trouvé ce coup de fil très déplacé. En plus, elle s’est permis de minimiser le handicap de ma fille pour me convaincre… En gros, elle essayait de me prouver par tous les moyens que j’avais tort. Je n’ai pas cédé, mais je pense que des parents plus influençables auraient pu céder.
Évelyne Toutes les discussions houleuses ou les tentatives pour dissuader les parents de faire une réclamation se passent par téléphone, comme ça il n’y a pas de trace.
Sylvie Mon fils est malvoyant, il est scolarisé en milieu ordinaire et a besoin d’une aide pour suivre correctement ses cours. Pour ça, j’ai sollicité le Sessad, qui m’a réclamé la carte d’invalidité. Du coup, je me suis adressée à la MDPH pour déposer un dossier. Ça s’est très mal passé ! Mon interlocutrice a insinué que je faisais cette demande uniquement pour toucher des sous. Je lui ai répondu que je n’avais pas demandé à avoir un enfant handicapé. Sa réaction m’a blessée. Maintenant j’ai presque honte de déposer un dossier, parce qu’on m’a fait sentir que mon enfant coûte cher !
Sonia « Les collaborateurs des MDPH devraient plus souvent se rendre sur le terrain, aller à la rencontre des familles, là où viventles enfants. à mon avis, ce serait très instructif pour eux »

Plus proche de nous

Michel Il faudrait que les équipes d’évaluation travaillent en coordination avec les parents. Nous pourrions leur apporter des informations précieuses.
Nathalie J’aimerais que la MDPH soit plus réactive et plus performante dans l’information des parents. Par exemple, je trouve anormal que nous n’ayons pas reçu un courrier pour nous expliquer le choix entre l’AEEH et la PCH enfants.
Sonia Je pense que les collaborateurs des MDPH devraient plus souvent se rendre sur le terrain, c’est-à-dire aller à la rencontre des familles, là où vivent les enfants, pour voir comment ça se passe concrètement au quotidien. À mon avis, ce serait très instructif pour eux, et ils seraient sans doute plus compréhensifs par la suite.
 




Partager cet article :
Digg!Google!Facebook!Del.icio.us!Live!Technorati!Yahoo!
Commentaires
Ajouter un nouveauRechercher
Ecrire un commentaire
Nom:
Email:
 
Website:
Titre:
 
 
Security Image
Saisissez le code que vous voyez.
BERNARD / Olivier - Les Handicaps qui évoluent...f   | 90.47.211.176 | 27-12-2009 18:35:55
Bonjour à chacun. Pratiquant "fiévreux" du handicap (empyème cérébral avec deux foyers infectieux en 1992 puis quelques conséquences non négligeables)je suis reconnu "RQTH" depuis 1992.La dernière reconnaissance datant de septembre 2005 donc la mention catégorie me désignant depuis quinze années en "C", soit après quelques explications sommaires "handicap lourd à sévère".
Ayant subi un AVC-AIT (les médecins ne s'accordent pas sur l'évènement hélas!) par la suite en 2007, une "dégénérescence" de cet empyème au regard de chutes non liés à quelque souci ORL mais du fait de cet empyème qui ayant laissé ses "cicatrices cérébrales" alléatoires et évoluantes dans le temps, d'autres éléments pourraient être préciser mais...la liste serait longue en ce que cela constituerait plus un "passif médical".

Or, en 2006, changeant de département (du Morbihan au Pas de Calais), alors que je demandais à l'ancienne COTOREP du 56 de transmettre aux autorités départementale du 62, je me suis vu demandé de "refaire un dossier" à la demande des deux "MDPH" et après rappels téléphoniques. J'ai accompli cette démarche...en 2008, la dernière décision portant jusqu'en septembre 2010 (catégorie C je le rappelle).
Mon premier dossier a bien été réceptionné par la MDPH du 62...mais une seule demande y figurait, ce qui n'était pas le contenu dudit dossier. De fait, je le précise oralement, ce à quoi la MDPH via l'interlocutrice non identifiable,m'assure que cela sera "corrigé". Deux mois plus tard, pas de nouvelle et information stupéfiante : la même "voix" m'assure que je n'ai fait qu'une demande, celle de RQTH...Copie du dossier envoyé conservé, je prend l'initiative de refaire un dossier en apportant les compte-rendus médicaux spécifiant la "dégénérescence du handicap" (=évolution défavorable"). Je recoche d'ailleurs la case pour exclure une "procédure simplifiée".
A ma grande stupeur, un courrier me parvient sans que j'aie pu être convoqué devant la CDAPH...Mais le comble, voire l'ironie, mon handicap a bien évolué:il est désigné comme étant léger, alors qu'un médecin spécialiste en médecine interne précise dans son compte-rendu que je suis "à 100% dans le mur et que j'y vais encore à 300% si je m'évertue dans l'exercice (physiquement contraignant) de mon "métier".De là, mon interlocutrice de la MDPH du Pas de Calais, de rester muette lorsque je lui présente la lettre du médecin, qu'elle refuse de lire (cette personne venait de statuer sur mon cas:mais elle semblait ignorer l'origine de ma demande de même que la nature de la déficience neurologique. Je vous rassure:mon "niveau de déficience" me permet d'avoir un "niveau Bac+5 et admissible à l'Agregation de Philosophie-épreuve passée pendant mon année de DEA=Master2).
Je lui ai donc simplement lu deux phrases du Médecin Spécialiste qui insiste sur la nécessité d'une révision totale:analyses sanguines complexes, bilans d'imageries, etc.
La MDPH ne s'en est pas "aperçu" en ces termes"-fin de citation.
Alors que penser de la MDPH -du Pas de Calais certes mais MDPH tout de même!?

Rien, si ce n'est de prendre conscience que de manipuler les foules, il est possible de manipuler les Décrets invalidant à l'occasion quelques textes précédents.
Rien, si ce n'est de prendre conscience que les "Commissions" manipulent les documents scientifiques en leur attribuant une valeur ajoutée qui nous taxe parfois de chose à valeur à soustraire...CQFD ?!

N.B. : il serait bon de re-lire le livre de Raymond BOUDON "EFFETS PERVERS & ORDRE SOCIAL" car là il s'agit d'effet non-induits, au contraire de ces humains qui regardent et traitent leurs semblables tels des demandeurs de vie dont il est d'usage de jouer et de nier...?!

Copyright (C) 2007 Alain Georgette / Copyright (C) 2006 Frantisek Hliva. All rights reserved.

 
 
     
 
Advertisement
Advertisement
Grève de la faim, sitting : selon vous, les actions "coup de poing" sont :
 
A haute Voix
chroniques audios de thierry DecloitreDERNIERE CHRONIQUE
Court-circuit
Chroniqueur au magazine Déclic, Thierry Decloitre, est l’auteur de L’éternelle spectatrice, aux éditions Desclée de Brouwer.
Toutes les chroniques de Thierry
Toutes les chroniques
Advertisement
Advertisement
Advertisement
 
     
Advertisement