Maman cherche contactsDéclic n°117 – mai-juin 2007 Maman d’un enfant autiste de 5 ans, de nationalité japonaise, je suis loin de ma famille et de mes amis. Malheureusement, je me retrouve souvent seule avec mon enfant, car mon mari voyage beaucoup pour des raisons professionnelles. J’aimerais nouer des liens d’amitié avec des parents d’enfants autistes de la région Rhône-Alpes pour discuter de nos enfants et faire des échanges. Yumiko,
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Quelques repères pour aborder Nathan, mon fils autisteDéclic n°115 – janvier-février 2007 Il s’appelle Nathan Manuel Guy. C’est mon petit garçon de 6 ans. Il est beau, grand et fort, néanmoins il n’est pas comme les autres. Petite ou grande différence, tout dépend de comment on voit les choses : il est autiste. Ce n’est pas une qualité, mais c’est loin d’être un défaut. Il y a juste quelques règles à respecter pour bien l’aborder. 1. Ne le brusquez pas, sinon il risque de paniquer et de faire une crise d’angoisse. 2. Respectez son rythme. Il lui est impossible de rester en place. Il bouge tout le temps. Mais ça ne fait pas de lui un enfant mal élevé. 3. N’envahissez pas son espace. Même si ça part d’un bon sentiment, aller vers lui trop vite est une agression pour lui. 4. Voyez au-delà de sa maladie. Il n’est pas seulement autiste. C’est avant tout un enfant qui aime sa famille, jouer, et courir. 5. Montrez-vous compréhensif et patient. Incomprises, ses réactions semblent excessives, mais chacun de ses gestes a une explication précise ; il suffit juste de la trouver.
Une si douce humanitéDéclic n°114 – novembre-décembre 2006 Je suis maman d’un garçon autiste de 17 ans, Édouard. Nous habitons une région défavorisée pour tout ce qui concerne les activités liées au handicap. J’ai pourtant la chance de pouvoir l’emmener faire du cheval dans une ferme équestre. Les propriétaires ont mis un point d’honneur à ne pas considérer l’équitation comme une activité réservée aux enfants déjà favorisés. Nous bénéficions d’une autre initiative : le Rotary Club de Sedan vient de financer un tricycle Di Biasi pour Édouard. D’autre part, nous avons la chance qu’une bénévole s’occupe de lui un samedi tous les quinze jours. Cette jeune fille de l’Association France Télécom consacre une partie de ses week-ends à notre fils avec une bonne volonté et une détermination qui font plaisir. Je tenais à souligner ces actions afin de montrer qu’autour de nous existent encore des personnes avec du cœur. Nous avons besoin de vivre dans un monde un peu plus humain. Marie-Madeleine Leguillier
Plus personne ne vient à la maison…Déclic n°112 – juillet-août 2006 Je suis maman de trois enfants dont Fabien, 8 ans, autiste de haut niveau, hyperactif, et Esteban, hyperactif en cours de diagnostic d’un éventuel trouble envahissant du comportement. Ce que je ne comprends pas, c’est la difficulté du diagnostic. Fabien a été diagnostiqué à 7 ans après avoir été suivi pendant deux ans dans un hôpital de jour, où l’on croyait qu’il avait un trouble relationnel. On incriminait les parents. Le handicap de notre fils est très lourd à porter, c’est bien suffisant. Pourquoi toujours autant de souffrances? Il faut que ça s’arrête! Je suis outrée et fatiguée. Nous n’avons aucune aide. Ni nourrice ni aide à domicile, malgré la reconnaissance du handicap de mon fils par la CDES [CDAPH]. Mon fils ira en CLIS en septembre et risque d’être déscolarisé l’après-midi. J’ai donc quitté mon emploi. Nous n’avons plus de vie sociale. À cause de sa violence, plus personne ne vient à la maison et je n’ose plus sortir! Allison Sicre
ABA : enthousiasmant, mais trop cherDéclic n° 108 – novembre-décembre 2005 En France, le droit de connaître les traitements - efficaces ou non - n’est pas encore acquis. Avec plusieurs familles, nous avons fondé une association, la OVA. Actuellement, nous faisons venir deux psychologues canadiennes formées à l’analyse comportementale appliquée (ABA). Celles-ci évaluent les compétences de nos enfants et écrivent, pour chacun d’eux, un programme spécifique. Les résultats sont enthousiasmants. Titouan, notre fils de 4 ans et demi, qui est autiste, commence à parler. La famille revit. Enfin, presque, car ce traitement reste très cher. Environ 1500 € par mois ! Ninon Legendre
Privé de cantine !Déclic n° 105 – mai-juin 2005 Nous sommes les parents d’un petit garçon autiste moyen de 6 ans, scolarisé en Ardèche. Après nous être battus pour obtenir une auxiliaire de vie scolaire et après avoir créé une association pour défendre les droits des enfants porteurs d’un handicap, nous nous retrouvons à nouveau dans l’impasse. Quand nous avons voulu faire découvrir la cantine à Samuel, aucun problème majeur ne s’est présenté. Il y a mangé trois fois, puis a eu une petite peur. Cette minicrise d’angoisse a très vite été maîtrisée par l’AVS, mais nous a contraints à le retirer de la cantine. Nous voulions lui faire découvrir le périscolaire pour qu’il ne soit pas angoissé au moment d’intégrer un établissement spécialisé. Ce qui est difficile à comprendre, c’est qu’un autre enfant handicapé mange depuis des années à la cantine. Nous avons le sentiment d’une discrimination envers les enfants autistes.
On ne peut que se comprendreDéclic n° 105 – mai-juin 2005 La vie est un tourbillon, surtout lorsque l’on vit seule avec deux enfants, dont un petit bougeaillon de 11 ans, plein de vie et atteint d’autisme. Thierry Décloitre, votre chronique m’émeut à chaque fois. J’ai un sourire ou les larmes au bord du cœur, selon vos humeurs, celles de votre Princesse ou de vos congénères. Dans la dernière (Déclic n° 104), je me suis vraiment reconnue dans cet homme - même si je suis une femme ! - qui “pète un câble”. Il a la rage, celle qui colle au ventre, celle qui fait qu’on ne comprend pas pourquoi nous, pourquoi nos enfants. En plus d’être maman, je suis secrétaire dans un CAT depuis vingt ans. J’ai connu le handicap avant d’avoir mon fils ; coquin de sort ! Ça faisait longtemps que je voulais vous écrire un petit mot. Entre parents d’enfants en difficulté, on ne peut que se comprendre ! Andrée-Pierre Strini
Mes respects... Déclic n° 104 – mars-avril 2005 Il est souvent critiqué et malmené. On ne le choisit pas, on le subit, surtout lorsque plus personne ne veut de votre enfant. Allez, osons le mot : l’hôpital de jour. Mon hôpital, je l’ai choisi il y a trois ans. Oui, choisi, peut-être faute de structure, mais quand même. J’aurais pu à tout moment en sortir Arthur, si je le sentais abandonné dans cette fameuse « garderie ». Mais non... Je n’y ai jamais songé. Car même si mon hôpital manque de moyens en tous genres, ce n’est en aucun cas une garderie. Alors, aujourd’hui, c’est à moi de rendre hommage à ces personnes, de leur dire combien je leur fais confiance, combien je respecte leur travail, combien j’admire leur force et leur motivation, leur dire merci pour leur engagement au nom des enfants, merci au nom d’Arthur. C’est si peu, mais l’a-t-on déjà dit ? Nathalie Jean (maman d’Arthur, 6 ans, autiste), Bassens
Il préfère la coucheDéclic n° 102 – novembre-décembre 2004 Mon fils de 8 ans est autiste. Il refuse d’aller aux toilettes et préfère nettement le confort d’une couche (deux fois par jour). À l’école, il n’en met plus, alors il se retient la journée et il lui arrive souvent de “faire” dans sa culotte. Nous sommes désemparés devant cette situation si difficile à gérer. C’est pourquoi j’aimerais pouvoir parler avec des parents concernés et peut-être trouver des idées miracle ! Claire-Marie Charpentier,
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