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L’AFM se lance dans le médicament |
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18-06-2011 |
Grâce à une nouvelle loi, l’Association française contre les myopathies (AFM) s’apprête à produire et commercialiser des médicaments de thérapie génique, via son laboratoire Généthon Bioprod. Le point avec Laurence Tiennot-Herment, sa présidente.
Jusqu’à présent, en France, seule une société privée était autorisée à ouvrir un établissement pharmaceutique. Le 22 mars dernier, une loi a été promulguée qui permettra aux organismes à but non lucratif de fabriquer des médicaments de thérapie innovante.
Généthon mène déjà des essais précliniques et cliniques. Pourquoi un nouveau laboratoire ?« À Généthon, nous étions trop à l’étroit. Avec les 5 000 mètres carrés de Généthon Bioprod et ses infrastructures performantes, nous allons pouvoir produire des lots de vecteurs-médicaments à une échelle préindustrielle. Mais surtout la nouvelle loi permet à Généthon Bioprod de devenir un établissement pharmaceutique, donc d’aller jusqu’au bout du chemin du médicament : la mise sur le marché. »
Les décrets d’application de la loi ne sont pas encore parus…« Nous espérons qu’ils seront prêts au plus vite, mais heureusement, en attendant, le statut d’établissement de thérapie génique et cellulaire nous permettra de continuer à avancer. Nous avons prévu de lancer des essais sur quatre maladies rares. Pour le syndrome de Wiskott-Aldrich, l’essai de phase I/II a commencé à Londres et va bientôt débuter à Paris et Boston. Quinze patients devraient être traités d’ici à 2013-2014, ce qui suppose que la production des vecteurs commence en 2012. Les deux autres maladies, maladie de Crigler Najjar et neuropathie optique de Leber, sont en phase pré-clinique. »
Sur quelles maladies les essais vont-ils porter ? Combien de patients seront-ils concernés ? N’est-ce pas le rôle de l’industrie pharmaceutique ? etc.
Retrouvez la suite de cet article dans Déclic n°142 (juillet-août 2011)
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